Les 4 profils de salariés face au travail collaboratif

photo-1498622429433-bbb22b92ee02

Une étude menée par Ipsos pour OpenMind Kfé met en évidence que tous les salariés n’ont pas le même rapport au collaboratif (1). Du salarié déjà pleinement acquis au mode de travail collaboratif à celui qui ne le pratique pas du tout, quatre grands profils émergent.

Comment définir le collaboratif en entreprise ? Pour 51% des salariés interrogés, le collaboratif est avant tout un état d’esprit et des valeurs. Pour un salarié sur quatre, c’est aussi une façon innovante de traiter des sujets et un mode de coopération avec les parties prenantes externes. Seuls 7% des répondants l’associent au travail avec des outils digitaux. À noter tout de même que 15% des salariés interrogés déclarent ne pas savoir de quoi il s’agit.

Une révolution en cours

Qu’il s’agisse de modes de fonctionnement, d’interactions, ou de partage, la culture de la collaboration est en tout cas en progression. Ainsi, 58% des salariés interrogés affirment que le collaboratif est « plutôt » ou « tout à fait » en essor dans leur entreprise, un constat particulièrement fait chez les cadres (73%) et les moins de 35 ans (69%). L’impact de ces nouvelles pratiques ? Il est globalement positif, notamment sur le partage des connaissances (69%), la productivité des équipes (65%), la résolution des problèmes (62%), la motivation des salariés (60%) ou encore la créativité (59%).

« Tout l’enjeu du collaboratif, c’est d’humaniser les rapports entre l’entreprise et ses employés, rappelle Xavier Ginoux, CEO Openmind Kfé. Pour ces derniers, c’est le moyen de ne plus être un rouage mais une réelle partie prenante dont les connaissances, idées et aspirations sont prises en compte. Si ces manières de faire ne parlent pas encore à toutes les entreprises, ni à tous les salariés, elles explosent, notamment dans les services où elles révolutionnent déjà le rapport au travail, la révolution en cours dans la tenue des réunions et formations est un premier signal positif. »

28% des salariés déclarent ainsi travailler en mode collaboratif au quotidien et 47% affirment le pratiquer « de temps en temps ». Ces expériences se déroulent dans des espaces dédiés pour 22% des salariés, dans le cadre de séminaires stratégiques (43%) ou de team building (42%) par exemple.

Les 4 profils de salariés face au collaboratif

Les salariés en intelligence collaborative aboutie (23%) sont les ambassadeurs du travail collaboratif au sein de leur entreprise. Surreprésentés chez les cadres entre 35 et 44 ans, ils apprécient en grande majorité la culture de leur « boîte » (87%), estiment que le fonctionnement de leur entreprise se transforme (90%), et sont 83% à voir le collaboratif comme un moteur de la motivation.

Les intelligences collaboratives en phase initiale, travaillant de temps en temps en collaboratif, représentent 29% des salariés interrogés. Surreprésentés chez les cadres et professions intermédiaires de moins de 35 ans, ils sont 86% à estimer que la culture et les modes de fonctionnement de leur entreprise se transforment. Il s’agit là d’une opportunité pour 79% d’entre eux, tandis que 21%l’envisagent comme un risque. 

Les contraints (18%), fortement représentés chez les 45 ans et plus et les professions intermédiaires, particulièrement en province. Ces derniers travaillent ponctuellement en collaboratif, et sont minoritaires à affirmer que la culture et les modes de fonctionnement de leur entreprise ont progressé (47%). Un chiffre à mettre en parallèle avec leur vision de leur employeur : ils ne sont en effet que 46% à apprécier la culture de leur entreprise.

Les isolés (19%) ne pratiquent pas le travail en mode collaboratif. Surtout présents chez les 35-44 ans, et les ouvriers, en Ile-de-France (hors Paris) et province, ils sont peu motivés dans leur travail (41%). Peu convaincus par l’impact positif du collaboratif (41%), plus d’un « isolé » sur trois (35%) estime que la culture et les modes de fonctionnement de leur entreprise se transforment.

Les principaux obstacles au collaboratif ? Les comportements managériaux, l’organisation interne et la culture de leur entreprise, jugée parfois trop rigide et cloisonnée.

(1) “Le collaboratif en entreprise : perception, enjeux et pratiques”, janvier 2018.

Pour ne rater aucune actualité en matière de qualité de vie au travail, inscrivez-vous à la newsletter de My Happy Job et découvrez notre annuaire du bien-être au travail.

A lire aussi :
– Le design thinking, une méthode pour innover autrement en entreprise
 5 idées pour des réunions qui changent (vraiment)
 Soft Skills, Big data et travail collaboratif : le futur de la gestion des talents

Crédit photo : Unsplash.

 

Étiquettes : ,

Plus d'articles de la même rubrique:

De
Article Précédent Article Suivant

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

0 shares