Comment favoriser la qualité de vie au travail dans le secteur du transport ? Rencontre avec David Bray, PDG des Transports Bray, société qui a reçu le prix “coup de cœur du jury” de la Fondation Carcept Prev (1). Une entreprise familiale, née dans les années 50, qui compte près de 200 collaborateurs.

Le secteur des transports est un secteur en manque de reconnaissance, qui souffre encore de beaucoup de clichés. Comment faites-vous pour rendre votre entreprise attractive et, ensuite, pour fidéliser ?
Nous formons tout d’abord les jeunes intéressés par nos métiers : nous avons ainsi 14 apprentis, un dans chaque service. Leur faire confiance est dans notre ADN. Nous misons aussi beaucoup sur la formation que ce soit pour les nouvelles recrues, mais aussi pour accompagner nos salariés tout au long de leur carrière. Le plus important, selon moi, c’est le pourquoi on exerce ce métier. Quelle contribution apportons-nous à la société ? Il faut donner du sens à nos missions. Et notre raison d’être est simple : nos camions roulent pour assurer les besoins de tout à chacun.

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Quels sont les fondamentaux de votre démarche QVT ?
Notre démarche QVT repose sur nos 5 valeurs : l’épanouissement, la confiance, l’innovation, la proximité et l’engagement. Concrètement, cela se traduit par une attention particulière à la santé, à la sécurité et au bien-être de nos collaborateurs avec beaucoup d’actions de prévention, de nombreux échanges pour inclure les salariés et leurs représentants dans nos prises de décisions, une remise en cause régulière pour s’adapter au monde d’aujourd’hui ou encore des partenariats avec des associations comme le Secours Populaire.

Pour les chauffeurs, quelles actions avez-vous mises en place pour améliorer leurs conditions de travail et leur équilibre des temps de temps ?
Le premier élément clé, c’est la technologie et le confort des camions : avoir un régulateur de vitesse, un réfrigérateur, la climatisation de nuit, un airbag (ce qui n’est pas si courant pour des poids-lourds)… Tout cela n’est pas anodin du tout ! Ensuite, à la signature de leur contrat, ils ont le choix de travailler en local, en régional ou en national. Cela permet d’adapter les distances parcourues, et donc les horaires. La crise du Covid-19 a encore plus remis l’humain au centre. Nous avons fait beaucoup d’efforts pour assurer la santé et leur sécurité de nos salariés. Eux se sont montrés très engagés et respectueux des règles. Ils ont aussi su s’adapter et être solidaires, certains passant du national au local, notamment pour approvisionner les supermarchés pendant les périodes de confinement. Cela a beaucoup soudé les équipes.

Vous vous définissez comme un entreprise éco-responsable, est-ce que cela contribue aussi à impliquer les salariés ?
Oui, bien sûr. Nous développons notre politique RSE depuis 2010 avec, entre autres, des camions au biogaz et au gasoil synthétique. Nous avons aussi des véhicules électriques avec des bornes de rechargement dans l’entreprise, des panneaux solaires, un bâtiment rénové pour les bureaux… Nous faisons aussi de la pédagogie vis-à-vis de nos clients. Nous sommes engagés localement avec la mairie pour la plantation d’arbres, nous avons des poules et des oies pour éviter de trop entretenir les espaces verts, nous recevons des classes pour faire visiter l’entreprise et faire connaître les métiers… Ces initiatives sont très valorisantes pour les salariés.

(1) Derniers jours pour participer aux Prix de la Fondation Carcept Prev qui récompenseront les meilleures solutions QVT imaginées ou compatibles avec les besoins de la branche Transport/Logistique. Plus d’infos : www.lyyti.fi/p/Les_Prix_de_la_Fondation_Carcept_Prev

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Diplômée de Sciences-Po Paris, Fabienne Broucaret est la fondatrice et la rédactrice en chef de My Happy Job. Conférencière, passionnée par les questions de mixité, elle est aussi l’auteure des livres "Le sport, dernier bastion du sexisme ?" et "A vos baskets toutes ! Tour de France du sport au féminin" (Michalon). Elle a aussi co-écrit “2h chrono pour déconnecter (et se retrouver)” avec Virginie Boutin (Dunod, mai 2018).

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