« Je suis Chief Happiness Officer, et très fière de l’être ! »

Florelle Moire Intuiti

Florelle Moire, 31 ans, est Chief Happiness Officer chez Intuiti, une agence en stratégie et tactique digitale implantée à Nantes. Elle nous raconte son parcours, et nous en dit plus sur son rôle pour favoriser le bien-être de ses collègues de travail au quotidien.

« J’ai démarré mes études supérieures par une fac de droit, mais je ne m’y retrouvais pas. J’ai donc pris une année de césure pour trouver ce que j’avais vraiment envie de faire. J’ai alors travaillé à l’organisation du Cross du Mans, le plus grand de France, comme assistante de direction. Après ce CDD, j’ai intégré une école de communication à Paris. En parallèle, je travaillais pour Décathlon. Je garde un très bon souvenir de cette expérience professionnelle, avec un management bienveillant, une vraie confiance et des possibilités d’évolution valorisantes. Ce fut très formateur pour moi. Une fois diplômée, je suis partie plusieurs mois en Australie. Je me suis ensuite installée à Nantes. J’ai eu des difficultés à trouver un poste dans la communication n’ayant pas alors de réseau dans cette ville. J’ai pris des boulots alimentaires, vendu des assurances… Puis, j’ai rencontré le patron d’Intuiti où je suis entrée comme assistante de direction, il y a quatre ans, pour un remplacement. Mon poste a rapidement évolué vers celui d’office manager. avec des missions assez variées vis-à-vis des équipes.

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Il y a trois ans, mon chef est revenu d’un voyage à San Francisco, où il avait visité des start-ups, en me disant qu’il avait trouvé l’intitulé exact de mon métier : j’étais Chief Happiness Officer ! Au début, j’avoue que le terme « responsable du bonheur » m’a un peu fait rire. Mais en y réfléchissant bien, cela avait du sens. Je souffrais du fait que beaucoup de personnes ne comprenaient pas ce que je faisais vraiment. Ce titre attise la curiosité et correspond bien à mon travail.

J’ai trois missions principales. En tant qu’office manager, je suis garante des lieux et de l’espace de travail. Je dois anticiper les besoins, faciliter le quotidien des collaborateurs, etc. Je gère également beaucoup d’administratifs, je reçois toutes les candidatures, assure souvent l’accueil téléphonique et physique, etc. En tant que CHO, je m’attache à favoriser leur bien-être : cela passe par de l’écoute, de la communication interne ou encore par l’organisation d’événements. Il y a des afterworks et des petits-déjeuners de manière récurrente, mais aussi des déjeuners d’équipe avec le patron. Je suis d’une nature bienveillante, mais je ne suis pas seule à impulser cette dynamique. L’implication de la direction est indispensable.

J’ai aussi mis en place un parcours d’accueil pour tous les nouveaux, qu’ils soient salariés ou stagiaires. Il faut qu’ils se sentent attendus. Ils reçoivent un mail explicatif, un kit de bienvenue avec des goodies, puis participent à un petit-déjeuner avec tout l’équipe où l’on fait un tour de table général. Pendant une semaine, le nouveau collaborateur découvre tous les métiers et services de l’entreprise. Un mois après, je leur envoie un « rapport d’étonnement » pour essayer d’améliorer ce parcours. Je suis beaucoup sollicitée, ce n’est parfois pas évident de tout gérer, notamment l’imprévu, mais j’aime cette adrénaline. Je ne m’ennuie jamais et ne connais pas la routine ! C’est vital pour moi. Nous avons un barème social qui permet de mesurer la satisfaction de l’équipe, la dernière note était de 4.1 sur 5. Cela compte pour moi, tout comme les remerciements et les félicitations. S’ils sont contents, je suis contente !

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Le terme de CHO est devenu très à la mode. Si au départ j’étais mitigée quant à cet intitulé de poste, aujourd’hui j’en suis très fière. Cela replace l’humain au cœur de l’entreprise, c’est du bon sens. Mais nous ne sommes pas des sauveurs ! Selon moi, le bien-être au travail repose sur plusieurs facteurs : la qualité des locaux (qui ne demandent pas forcément un budget pharaonique, installer de nouveaux fauteuils et des plantes, c’est déjà bien), une direction ouverte qui laisse de la liberté aux salariés et des relations bienveillantes. Savoir être flexible, notamment sur les horaires, évite beaucoup de frustrations et de mécontentements chez les collaborateurs, tout comme chez les clients. »

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Crédit photo : @Caroline Morin – Architecture intérieure : @Decodheure

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Commentaires

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    • CARPENTIER Sophie
    • 25 janvier 2017
    Répondre

    Bonjour Florelle,

    Tout d’abord bravo pour cet article et ce métier qui te vas comme un gant.
    J’aurais voulu savoir quelles formations exactes et les diplômes correspondant que tu avais passés ?
    Je suis assistante de direction avec un Bac G3 et 12 ans d’expérience professionnelle mais plus de 20 ans déjà de vie professionnelle et j’aimerais m’orienter vers ton métier.
    J’hésite à faire une formation d’Office Manager ou dans la communication ?
    Je te remercie de toutes les informations que tu pourras me donner et bonne continuation.
    Cordialement

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