“Le Chief Happiness Officer crée du liant entre les services, c’est un facilitateur”

allo resto nathalie forestier

Nathalie Forestier est la plus ancienne salariée d’Allo Resto. C’est aussi la Chief Happiness Officer de l’entreprise qui compte aujourd’hui 70 salariés. Elle nous raconte ses missions, et les initiatives mises en place pour aider ses collaborateurs à être épanouis dans leur job.

Comment êtes-vous devenue la Chief Happiness Officer (CHO) d’Allo Resto ?
A l’origine, j’étais responsable  grands comptes dans l’entreprise. C’est un job qui me plaisait. Au fur et à mesure que les effectifs augmentaient, nous avons commencé à rencontrer des problèmes de communication en interne. J’ai alors proposé au DG, le fondateur d’Allo Resto, de devenir responsable de la communication interne et de la culture de l’entreprise. Cela s’est fait en janvier 2015. J’organisais des événements, je m’assurais de promouvoir et mettre en oeuvre nos valeurs au quotidien, je veillais à ce que les informations soient bien diffusées à tous les collaborateurs… Quelques mois plus tard, une collègue m’a transmis un article qui parlait du poste de CHO. Cela m’a permis de mettre un nom sur mes différentes missions. Depuis janvier 2016, il est indiqué que je suis CHO sur mes bulletins de paie, comme sur mes cartes de visite.

En quoi consiste ce fameux poste de CHO ?
Cela dépend vraiment de l’entreprise et de la personne occupant le poste. C’est à chacun de le définir et de le modeler à sa guise en fonction des valeurs de l’entreprise. Mon souhait en revanche est que le CHO ne devienne pas uniquement “le chef de l’apéro” et être réduit à ça. Le CHO a un véritable rôle à jouer pour le mieux-être des collaborateurs, leur écoute, leur engagement au sein de la société. Chez Allo Resto, je suis en charge de la communication interne. Il faut que l’information soit claire et bien partagée, on est très transparent. Nous avons une boîte à questions : les salariés peuvent y déposer de manière anonyme leurs interrogations, le DG y répond tous les deux mois en présence de toute l’équipe, sans connaître les questions à l’avance pour que l’échange soit spontané. Nous réfléchissons à instaurer cette pratique au sein de certains services.

Je m’assure aussi de la mise en oeuvre des bonnes pratiques managériales, par exemple des rendez-vous en one-to-one récurrents avec le N+1. Mon but est que les collaborateurs soient les plus épanouis possibles dans leur mission. Tous les trimestres, on voit comment les objectifs de chacun peuvent participer à l’objectif général de l’entreprise, en correspondance avec les managers. Ces derniers sont aussi évalués par leurs équipes deux fois par an, dans un cadre constructif et bienveillant. Le but est que tout le monde progresse. Le CHO crée du liant entre les services, c’est un facilitateur. J’insuffle un état d’esprit qui est j’espère communicatif. C’est un travail de tous les jours, avec beaucoup d’échanges en off pour sentir l’atmosphère, faire émerger les problèmes et trouver des solutions, favoriser le dialogue… Mais chacun doit aussi être acteur de son bien-être au travail, même si l’entreprise fait beaucoup, elle ne peut pas tout faire.

Je suis enfin chargée des locaux, qui doivent être le plus agréables possibles, mais aussi de l’organisation d’événements internes pour assurer la cohésion des équipes. Plus on se connaît, mieux on travaille ensemble.

Quels événements avez-vous organisés récemment ?
La Summer Party, où chacun pouvait venir avec sa moitié. Un moment festif et convivial. Nous avons également eu notre séminaire le mois dernier. Nous en avons deux par an. Chaque mois, j’organise une “Birthday Party” pour les collaborateurs, on fête les anniversaires du mois précédent. Chacun est libre de venir, ou pas, de rester 15 minutes ou une heure. Autre rendez-vous récurrent : on offre le déjeuner aux salariés le 3ème jeudi de chaque mois. C’est aussi une manière de tester nos partenaires ! Un coach sportif vient également dans nos locaux une fois par semaine pour une heure de sport à 17h30. Et nous avons aussi du yoga tous les 15 jours.

Que faites-vous pour l’intégration des nouveaux collaborateurs ?
C’est une étape clé. Entre le moment où la personne dit oui pour le poste et la prise effective de fonction, il peut parfois s’écouler un peu de temps. Quand c’est le cas, je la convie à un événement interne avant son arrivée, c’est rassurant pour elle comme pour nous. Le premier jour, on lui offre son déjeuner. On lui attribue un “Buddy”, un parrain qui n’est pas dans le même service qu’elle. Il est chargé de faciliter son intégration. Et je suis moi-même très à l’écoute et très disponible ! Les feedbacks des nouvelles recrues m’intéressent particulièrement pour s’améliorer sans cesse et se remettre en questions.

Vous envoyez à vos collaborateurs une newsletter par mois, qu’y a-t-il dedans ?
Bien sûr, les informations clés sur l’entreprise, son actualité, nos actions… Mais j’ai ajouté, il y a quelque temps déjà, un rendez-vous : l’élection du “Jammy” du mois. La JAM représente nos valeurs (Make Happy, Razor Sharp et Big Heated). Chaque mois, les collaborateurs élisent leur Jammy en rapport à ces valeurs. Ils remercient ainsi un de leurs collègues. Pour cela, ils remplissent un formulaire expliquant pourquoi ils ont choisi untel. Dans chaque newsletter, un salarié est ainsi mis en avant avec tous les commentaires, comme un mur de gratitude ! C’est valorisant, et c’est une forme de reconnaissance très appréciée. Je mets un point d’honneur à citer tous les gens qui ont été mentionnés via le formulaire, ça fait toujours du bien à lire !

Que diriez-vous à des personnes souhaitant devenir CHO ?
Que c’est un métier passionnant ! Peu importe d’ailleurs que le poste s’appelle effectivement CHO ou pas. L’important, c’est l’état d’esprit. L’écoute et la confiance sont clés, il faut être très polyvalent, mais ce qu’il faut avant tout garder en tête c’est que le bien-être au travail est un tout, il y a une dimension globale. Le CHO est là pour faire prendre la sauce, créer un élan, mais il ne peut pas agir seul, notamment sans l’impulsion de la direction. Et il n’y a pas de recettes toutes faites et duplicables. Il faut avoir envie de faire plaisir aux autres, mais il y a aussi des aspects moins fun comme la gestion des locaux au quotidien. En ce moment, s’occuper de la climatisation, par exemple, n’est pas ce qu’il y a de plus réjouissant !

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