Durant notre vie professionnelle, notre confiance dans nos propres capacités d’agir oscille, parfois très élevée, d’autres fois très faible. Pourtant la croyance en soi, le fait de se sentir capable d’agir et surtout de réussir ce que l’on entreprend est un levier important dans l‘estime que nous nous accordons conduisant à notre bien-être. Les explications de Clément Poirier, Docteur en Psychologie chez Moodwork.

A partir des années 80, le professeur de psychologie à l’université de Stanford, Alfred Bandura, d’abord puis de nombreux chercheurs après lui, s’est intéressé au sentiment d’être efficace dans ce que l’on entreprend. Ces chercheurs ont réussi à mettre en évidence un lien fort entre notre sentiment d’auto-efficacité et notre bien-être. En d’autres mots, si on se sent capable de réaliser une action, notre niveau de bien-être sera plus élevé.

Mais est-ce que ce constat dans la vie quotidienne s’applique également dans le monde du travail ? C’est cette question que les chercheurs de Moodwork ont souhaité investiguer en partenariat avec l’Emlyon Business School et le lab RH lors une étude intitulée “Au-delà du collectif, l’individu au cœur de la QVT : de la théorie à la pratique“ menée auprès de 490 salariés. Par cette étude, nous avons confirmé l’effet du sentiment d’auto-efficacité professionnel et émotionnel sur le bien-être, plus précisément :

-Un sentiment d’auto-efficacité élevé permet d’accroître le bien-être de 12 % grâce à une augmentation de l’estime de soi ressentie.

-Un sentiment d’auto-efficacité émotionnel élevé augmente le bien-être de 25 % au travers d’une plus grande stabilité émotionnelle.

Ainsi, permettre à chaque salarié de se sentir en capacité de réussir ce qu’il entreprend est un levier à ne pas négliger dans le domaine de la qualité de vie au travail.

Toutefois, cette relation est impactée par de nombreux éléments propres à l’environnement de travail ou à l’individu lui-même. Ces variables d’influences pourraient altérer ou renforcer ce lien. Les identifier et les mesurer devient alors un enjeu majeur pour favoriser le bien-être au travail.

Aujourd’hui, au sein de Moodwork, nous souhaitons mieux comprendre ce lien entre le sentiment d’auto-efficacité et le bien-être au travail en s’intéressant à l’effet du leadership et à la façon que possède chaque individu à réagir à un événement stressant. Ces éléments autant propres à l’individu qu’à son environnement nous permettront d’identifier des pistes d’actions plus précises pour que chaque salarié puisse se saisir de cette problématique et améliorer son bien-être au travail.

Si ce sujet vous questionne également, vous pouvez aider notre équipe de recherche sur cette question en participant à la nouvelle étude de Moodwork : https://survey.alchemer.eu/s3/90333254/Etude-AE-QVT

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