Avec la généralisation du télétravail, la plupart des équipes ont commis une erreur majeure : reproduire en virtuel ce qui se faisait avant en physique…

On se voyait physiquement au bureau ? Voyons-nous de la même manière en faisant des visios tout le temps. C’est dommage : le distanciel permet de diversifier les modes de communication avec de nombreux avantages pour chaque (le téléphone permet par exemple d’être debout ou de marcher en même temps).

On faisait des événements de convivialité ? Reproduisons la même chose en virtuel, ce qui convient à certains mais agacent prodigieusement d’autres qui trouvent que ça apporte juste des contraintes en plus.

Au lieu de reproduire les modalités concrètes (se voir), c’est la fonction qu’il s’agit de retrouver : fonction de partage, fonction de convivialité, etc.

Voici deux exemples où reproduire la fonction du « physique » peut être utile :

– Lorsqu’une réunion, par exemple avec un client ou des responsables étaient tendues, en physique il y avait le petit mot à la fin « ne t’inquiète pas, c’est normal/ça va s’arranger/on en reparlera plus tard pour débriefer ». Désormais, en visio, l’image s’arrête et les personnes restent avec leurs émotions négatives. Prendre 10 secondes pour passer un coup de fil et tenir les mêmes propos permet d’apaiser les choses et donc de garder cette fonction d’amortisseur sans déborder sur la visio suivante.

– La machine à café a deux fonctions en physique : la convivialité mais aussi la résolution de problèmes en quelques minutes. Les cafés virtuels ont souvent conservé (en tout cas essayé) la fonction de convivialité mais la fonction problème est passée à la trappe. Il est possible de conserver cette fonction sans passer par une réunion virtuelle de 30 minutes ou 1 heure en instaurant des points de décoinçage de 10 minutes.

Au final, cherchez la ou les fonctions des différents moments au bureau et voyez comment il est possible de les réinstaurer sans prendre beaucoup de temps et en variant les modalités de communication. Le distanciel offre paradoxalement plus de possibilités et de souplesse que le présentiel. Pourquoi s’en priver en reproduisant bêtement ce qui existait avant ?

Envie d’aller plus loin ?

Retrouvez d’autres clés dans le livre Soft skills – 10 séances d’autocoaching pour cultiver ses talents (collection My Happy Job, Vuibert, mai 2020). Christophe Deval propose aussi un programme à distance pour mobiliser les 10 soft skills indispensables et relever vos défis. Plus d’infos : www.a-life.fr/modules-courts-a-distance/

Découvrez tous les livres de la collection My Happy job : www.myhappyjob.fr/les-livres/

Pour ne rater aucune actualité en matière de qualité de vie au travail, inscrivez-vous à la newsletter de My Happy Job, parcourez nos hors-séries thématiques  et découvrez notre annuaire du bien-être au travail.

A lire aussi :
La QV2T, ou la qualité de vie en TéléTravail
5 écueils à éviter en télétravail

Photo de Karolina Grabowska provenant de Pexels

Article précédentInfographie : 3 idées reçues sur le handicap
Article suivantH-Games : participez à la 1ère compétition interentreprises en faveur du handisport !
Diplômé de l’ESSEC, psychologue clinicien et thérapeute praticien en thérapies comportementales et cognitive, Christophe Deval est spécialisé dans le développement de la flexibilité psychologique et comportementale et l’ACT (Acceptance and Commitment Training). Après 5 ans d’expérience en audit financier, puis 15 ans en ressources humaines, il a quitté KPMG où il était Directeur du Développement des Talents jusqu’en 2018 pour créer la société A.Life, dont la vocation est de développer l’agilité individuelle, relationnelle et collective, et plus généralement les soft skills internes. Il est co-auteur de « Vous avez tout pour réussir », « Simplifiez vos relations avec les autres » et auteur de « Découvrir l’ACT ».

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici