Soft Skills, Big data et travail collaboratif : le futur de la gestion des talents

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L’ANDRH, le cabinet Féfaur et Cornerstone ont dévoilé hier les résultats du 3ème baromètre sur la gestion des talents dans les entreprises françaises. En voici les points clés.

Plus d’un tiers des entreprises (36,5%) des entreprises dispose d’une politique de gestion des talents (depuis 3 ans et plus). Avec quel objectif ? « A favoriser l’épanouissement des individus et, conjointement, le développement de l’entreprise, rappelle en préambule de l’étude Vincent Belliveau, Vice-Président Exécutif et Directeur Général EMEA, Cornerstone OnDemand. De fait, les entreprises misent beaucoup sur leurs employés, puisque 70% d’entre elles associent à la gestion des talents un budget à la formation et au développement des salariés. Il ne s’agit pas simplement de recruter des talents, mais d’un suivi tout au long d’une carrière. D’autre part, si on a pu noter par le passé que le « talent » était défini de manière quelque peu élitiste, avec une concentration sur les hauts potentiels, cet élitisme est aujourd’hui tempéré par l’encouragement de valeurs tournées vers le groupe (empathie, engagement fort pour l’entreprise). Plus que la performance, le potentiel et la volonté d’évoluer sont plébiscités par les entreprises. La gestion des talents mobilise, pour beaucoup de RH, pas loin d’un quart de leur temps. »

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Près de 75% des entreprises appliquent la gestion des talents à toutes leurs activités et cette tendance est en hausse par rapport à 2015 (70%). En revanche, certaines lignes de métier sont privilégiées : sont d’abord couvertes les activités commerciales (18,1%), puis celles de Direction générale (16,5%). La gestion des talents couvre principalement les hauts potentiels dans plus de la moitié des cas (56,5%) et les cadres dirigeants (48,1%). En revanche, les managers de proximité sont beaucoup moins soignés (27,85%), alors qu’ils ont un grand rôle à jouer pour transmettre la culture d’entreprise, cultiver de bonnes conditions de travail et favoriser la performance collective. « C’est un avertissement pour les RH en France, qui met en lumière l’importance de la prise en compte des « N+1″ pour améliorer la rétention et l’engagement des collaborateurs », souligne l’étude.

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« La gestion des talents n’est pas un « supplément d’âme » mais bien un investissement rentable : au sein des entreprises les plus performantes, la gestion des talents s’est démocratisée et le top management s’est engagé en faveur son développement. Avec cette nouvelle édition du baromètre, nous sommes ravis de constater que la gestion des talents est une conviction RH qui fait son chemin, déclare Jean-Paul Charlez, Président de l’ANDRH. Loin de disparaître, l’entretien annuel se transforme et la formation reste le premier moyen de développer les talents. D’autres pistes d’évolutions sont nécessaires, à commencer par la mise en œuvre d’une gestion intégrée de la gestion des talents ».

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Innovations technologiques : les entreprises plébiscitent le Big data prédictif et le collaboratif
La première innovation citée par les entreprises (44%) est celle de la collaboration et des communautés de pratique. L’encouragement de l’autonomie vient ensuite, avec 32,8%. Les entreprises se mettraient-elles à rêver d’intrapreneuriat, davantage que des lignes hiérarchiques ? 
Si près d’un tiers des entreprises n’a pas mis en place d’innovation particulière dans ses pratiques RH, 7,5% utilisent déjà le Big Data et les algorithmes prédictifs et 5,4% impliquent les personnels non-salariés.  

Comme l’explique Michel Diaz, co-auteur de l’étude, « la compétitivité des entreprises dépend plus que jamais de leur capacité à attirer, fidéliser et développer les talents. La prise de conscience existe depuis des années ; les programmes d’action ont commencé de porter des fruits incontestables ; ils se généralisent progressivement dans les grandes entreprises, mariant innovations digitales et pratiques RH ancrées de longue date. Le socle est là, pour l’émergence de véritables stratégies de gestion des talents. »

(1) Enquête réalisée de septembre à décembre 2016 auprès de 537 professionnels des RH.

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