Portrait-robot des personnes les plus exposées au burn-out

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Existe-t-il un profil type de personnes susceptibles de s’épuiser au travail ? Certaines personnes sont-elles plus à risque que d’autres ? Marina Bourgeois, auteure de Burn-out. Le (me) comprendre & en sortir, dresse le portrait robot du « burn-outé ».

Elles s’épuisent et se consument de l’intérieur pour leur métier. Qui sont ces hommes et ces femmes qui se sacrifient (bien souvent sans s’en rendre compte) pour leur travail ? S’il est difficile d’obtenir des chiffres précis sur le nombre de victimes de burn-out, il est toutefois possible d’établir une typologie des personnes dites « à risque », autrement dit des potentielles victimes de burn-out.

Plusieurs études ont ainsi révélé que certaines catégories socio-professionnelles sont davantage touchées que d’autres (l’étude du cabinet Technologia avait par exemple mis en avant un taux important de burn-out chez les agriculteurs…contrairement à l’image d’Epinal du jeune cadre dynamique stressé) et que les femmes seraient davantage concernées par l’épuisement professionnel.

En s’extrayant de ces classifications liées à la profession, à l’âge ou encore au métier, des dénominateurs communs existent chez les victimes de burn-out, permettant à l’observateur de dresser une sorte de portrait robot :

Plutôt bon(ne) élève, voire même légèrement atteint du syndrome du (ou de la) bonne élève, le « burn-outé » est a bien souvent une valeur travail très forte. Qu’il s’agisse d’un héritage familial ou culturel, il (elle) place souvent le travail au centre de sa réalisation personnelle. Autrement dit, la valorisation de ce qu’il « est » passe la plupart du temps par le « faire », en l’occurrence son travail.

Endurant, il ne compte pas ses heures et préfère taire les alertes de son corps plutôt que d’alerter ses collaborateurs ou sa famille lorsqu’il fatigue. N’écoutant pas (ou plus) ses besoins, il est persuadé que les choses ne tourneront pas sans lui.  Résistant, il multiplie les efforts pour que tout fonctionne, pour ne pas prendre de retard. L’urgence est son quotidien.

Extrêmement rigoureux(se), voire perfectionniste, le burn-outé fait les choses bien. Il privilégie le « parfait » au « fait ». Bon élément, voire parfois pilier de l’entreprise, du département ou du service, les victimes de burn-out sont des personnes motivées, compétentes et consciencieuses. On dit d’ailleurs souvent du burn-out qu’il est la maladie des « bons » et des enthousiastes qui aiment leur travail. Rien n’est plus vrai ! C’est d’ailleurs parce qu’ils aiment profondément leur travail qu’ils l’investissent autant pour en devenir parfois « accro ». Un brin workaholic, leur travail est devenu l’essentiel. Il est au centre de leur vie, aussi bien en termes d’heures passées que d’énergie fournie. Ils mettent tous leurs œufs dans le même panier, oubliant malgré eux qu’il existe une vie en dehors du travail…

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Ex-chasseuse de tête, enseignante-chercheur en droit des affaires, Marina Bourgeois est consultante en reconversion professionnelle et bilan de carrière.

Elle a fondé les Samedis du Burn-Out, un événement mensuel dédié à l’échange et à la construction d’outils de sensibilisation à la souffrance au travail. Plus d’infos : www.oser-rever-sa-carriere.com Elle est aussi l’auteure de Burn-out. Le (me) comprendre & en sortir, 2018.

A lire aussi :
– Burn-out : de l’importance de s’arrêter !
 Les 3 phases du burn-out

Crédit photo : Unsplash.

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