“L’optimisme est un facteur clé de performance individuelle et collective”

optimisme blue monday 2

Delphine Luginbuhl et Aurélie Pennel publient cette semaine “Cultiver l’optimisme”, un ouvrage très documenté qui fourmille de références et de conseils pratiques (1). L’occasion de les interroger sur l’optimisme au travail, pour affronter le fameux Blue Monday mais aussi booster ses émotions positives tout au long de l’année.

Pourquoi ce livre ?
Lorsque nous nous sommes rencontrées, nous avons vite réalisé que nous avions en commun une énergie positive qui était appréciée de notre entourage. Certaines personnes nous disaient parfois que nous avions de la chance de réussir à toujours prendre les choses du bon côté. Or, nous étions convaincues que cela n’était pas une qualité innée, mais bien une posture qui se travaille jour après jour ! Nous avons donc décidé, dans un premier temps, d’élaborer une conférence à destination des entreprises qui souhaitent développer l’optimisme et la bienveillance. Nous nous sommes beaucoup documentées, en particulier du côté de la psychologie positive ; nous nous sommes également beaucoup inspirées de nos expériences respectives de coach et de manager… Et nous avons décidé d’écrire un livre à destination du grand public, pour favoriser la diffusion de l’optimisme dans un pays dont les habitants sont réputés pessimistes et râleurs !

En quoi est-ce important selon vous de cultiver l’optimisme au travail ?
Tout d’abord, nous pensons que cultiver l’optimisme se fait sur tous les pans de notre vie : on ne peut pas choisir de travailler sur soi et développer une façon de penser uniquement à la maison ou au travail. Du point de vue de l’entreprise, comme nous l’illustrons dans notre livre à travers de nombreuses études, l’optimisme est un facteur clef de performance individuelle et collective : les vendeurs optimistes sont plus efficaces, les conseillers optimistes ont des clients plus satisfaits, les équipes optimistes ont globalement de meilleurs résultats et des taux d’absentéisme nettement plus bas… Du point de vue des employés, cultiver l’optimisme dans la vie professionnelle permet de mieux apprécier son travail et d’en retirer plus d’émotions positives, en particulier en développant de meilleures relations avec ses collègues, en prenant conscience de ce qui nous plaît réellement dans notre travail et en relativisant mieux ce qui nous pose problème.

Quel rôle en particulier pour les managers ?
Le rôle du manager est essentiel : s’il ne peut à lui seul garantir que tous les membres d’un collectif adoptent individuellement des postures collectives et constructives, il peut instaure un climat favorisant le développement de l’optimisme bienveillant. La meilleure façon pour le manager de développer l’optimisme dans ses équipes est de donner l’exemple et de valoriser ceux qui le portent au quotidien.

Pouvez-vous nous donner trois actions concrètes pour cultiver l’optimisme au quotidien ?
Oui, nous donnons plusieurs clefs dans notre livre et lors de nos conférences, par exemples :
– Oser l’humour, en posant sur les choses un regard décalé (tout en restant bienveillant), en encourageant les personnes naturellement rigolotes, en pratiquant à l’occasion l’autodérision…
– Créer un « mur d’émotions positives », sur lequel les employés peuvent venir coller un post-it à chaque fois qu’ils ont une interaction particulièrement positive avec un client / fournisseur / collègue ;
– Exprimer sa gratitude. Pour cela, réfléchir aux choses que les autres font pour vous et qui vous rendent reconnaissant, et les remercier (par oral ou par écrit), en argumentant votre propos.

Quels sont vos conseils pour affronter le fameux Blue Monday, soi-disant le jour le plus déprimant de l’année ?
Dès lé réveil, prenez deux minutes pour penser à cinq choses qui vous rendent vraiment heureux. Au cours de la journée, dès que vous en avez l’occasion, souriez aux personnes que vous croisez, en les regardant bien dans les yeux… elles vous rendront très probablement votre sourire, effet sur le moral garanti ! Ménagez dans votre agenda des moments conviviaux : et si vous décidiez de déjeuner ce lundi avec un ami ? Essayez aussi d’échanger avec votre personne ressource, celle à qui vous vous adressez quand vous avez besoin de soutien. Si vous n’en avez pas, c’est le moment d’en trouver une ou plusieurs ! En effet, ces personnes ressources sauront vous écouter, sans jugement hâtif ni conseil simpliste, et vous aider à prendre du recul et à garder une posture constructive dans les situations difficiles. Enfin, libérez le/la rebelle qui sommeille en vous : avez-vous vraiment envie qu’on vous impose d’être déprimé(e) à date fixe ? Et si pour vous le Blue Monday était un des jours les plus joyeux de l’année ?!

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(1) Eyrolles. Sortie le 18 janvier 2018. Delphine Luginbuhl est ingénieur de l’Ecole Centrale Paris et diplômée de psychologie à l’Université Paris 8. Elle intervient en entreprise en tant que coach et conférencière. Elle accompagne également des particuliers en quête d’épanouissement professionnel et personnel. Aurélie Pennel est diplômée de l’Ecole de Management de Grenoble (GEM). Elle dirige depuis plus de quinze ans des équipes de tailles variées dans un grand groupe industriel français. Elle exerce également une activité de consultante et de conférencière.

A lire aussi :
– Cultiver le bonheur au travail grâce à la psychologie positive
– 5 exercices pour lâcher prise au bureau

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