David Abiker : “J’ai appris à dire non et à davantage m’écouter”

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Ancien DRH, David Abiker est journaliste pour GQ ou encore Management. Il présente aussi, tous les week-ends, C’est arrivé cette semaine et C’est arrivé demain. Une émission emblématique d’Europe 1 qui fête ses 20 ans cette année.

Votre définition du bonheur au travail. C’est une synthèse idéale entre de bonnes conditions de travail (un environnement agréable, une bonne communication, etc.), un cadre sécurisant (savoir ce que l’on attend de vous, des missions claires et précises, etc.) et suffisamment de liberté. Ce savant mélange permet de se dépasser. Si vous n’avez pas la base structurante, cela ne marchera pas. Mais, le bonheur pour moi, c’est aussi de pouvoir emmener mon chien, Charlie, au travail ! C’est un rayon de soleil.

Le meilleur conseil que vous ayez reçu. Recommence ! Je n’ai pas de formation en journalisme, je suis donc un angoissé perpétuel quant à la qualité de mon travail. J’ai tendance à culpabiliser, à me voir comme un usurpateur, même si cela se calme avec l’âge.

DAVID ABIKER SELFYVotre bureau idéal. J’aime l’idée de tiers lieu et d’alternance. J’ai la chance de pouvoir m’organiser comme je veux : je travaille à Europe 1, mais aussi chez moi.

J’adore également bosser dans des cafés ou dans ma chambre d’hôtel (oui, cela m’arrive allongé sur le lit !) quand je suis en déplacement pour donner une conférence. Cela permet de travailler autrement, comme si on n’était déjà un peu en week-end.

Mon bureau idéal, c’est un endroit où je me sens bien, où je suis détendu et à l’aise, où je prends du plaisir à réfléchir. Pour moi qui fut cadre en entreprise, si on m’avait dit ça à l’époque ! C’est une chance de connaître cette vie de slasheur et de saltimbanque à 47 ans !

 

Votre mantra. Relève-toi ! A 30 ans, des remarques pouvaient me démoraliser très longtemps, je ruminais beaucoup. Aujourd’hui, je me dis que si ma chronique n’était pas géniale, celle d’après sera bien meilleure !

Une journée de travail réussie, c’est… Quand je sens que j’ai fait une bonne émission et que j’ai le sentiment du travail bien accompli. La considération des autres personnes avec qui je travaille est également importante. En dehors des jours où je suis à l’antenne, c’est aussi quand je trouve des idées de sujets en promenant mon chien ou quand je fais des rencontres inspirantes. Tout ça me nourrit.

Votre arme antistress. Les massages, mais aussi les promenades en forêt avec mon chien. La nature me fait un bien fou, tout comme les déjeuners ou dîners en famille, avec ma femme et mes filles. On a un besoin d’être ensemble, et de ne pas faire que des choses individuellement.

Votre plus grande fierté. Avoir repris une émission qui fête cette année ses 20 ans, sans l’avoir coulée ! C’est comme un château que l’on m’aurait transmis en héritage, j’en prends soin. Je suis aussi très fier d’une série de vidéos réalisées pour Cadremploi : des personnalités me racontaient comment elles ont trouvé du travail et comment elles recrutent aujourd’hui. C’était du brand content, mais de qualité, comme quoi c’est tout à fait possible. Et mes plus grandes fiertés sont à n’en pas douter à venir !

L’échec qui vous a le plus appris. J’ai accepté à deux reprises des boulots que je ne sentais pas. Je l’ai regretté, cela m’a fait perdre du temps. J’aurais dû me fier à mon intuition et ne pas accepter parce qu’on était venu me chercher. Je n’ai pas dit oui pour les bonnes raisons. J’ai depuis appris à dire non et à davantage m’écouter.

Les personnes qui vous inspirent. Daniel  Schneidermann, Tina Kieffer, Jacques Chancel… Ses interviews de Jacques Brel ou d’Edgar Faure sont des chefs d’oeuvre. Je suis aussi très à l’écoute de présentateurs télé, de journalistes radio… Comme un stagiaire qui écoute les plus expérimentés ! Les gens avec qui je travaille au quotidien, comme Sarah, m’inspirent également beaucoup.

Le livre qui vous a le plus fait avancer. L’homme qui plantait des arbres de Jean Giono. Une  femme travaillant dans les RH me l’a offert, je l’ai ensuite offert à mon tour. C’est un texte sublime, une nouvelle magnifique. Il existe en ligne une version lue par Philippe Noiret, je vous la recommande vivement.

A lire aussi :
– Elsa Grangier : “Le bonheur au travail c’est prendre du plaisir à donner du sens à ce que l’on fait”
– Témoignage : « Pour être libre et heureux, il est vital de se former tout au long de la vie »
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