Le rôle du manager est revisité depuis le début de la crise sanitaire. Il n’est pas rare, en effet, de lire des articles qui demandent aux managers de faire montre de plus de bienveillance (vocable presque éculé aujourd’hui), voire d’humilité. Il est vrai que l’époque nous incite tous à en faire preuve. Or, il semblerait que l’humilité soit une des qualités avérées des personnes hypersensibles. Alors, pourquoi ne pas réinjecter en 2021 un peu de sensibilité dans notre manière de travailler et de manager ? C’est ce que vous propose Fanny Marais, co-dirigeante de l’observatoire de la sensibilité, coach et formatrice. 

Être sensible est une qualité !
Longtemps considérée comme un défaut, la sensibilité élevée ou hypersensibilité est en voie d’être réhabilitée. De nombreuses initiatives fleurissent ça et là pour y contribuer. A l’initiative du Docteur en psychologie Saverio Tomasella, l’hypersensibilité a même une journée qui la célèbre, chaque 13 janvier (en France et dans les territoires francophones). Cette année encore, plusieurs événements sont prévus qui visent à faire l’éloge d’une sensibilité épanouie. Plus d’informations ici : https://lasensibilite.com/evenements/

Sensibilité élevée et travail
Mais au travail les mythes ont la peau dure. Être très sensible est encore assimilé à de la sensiblerie, voire à de l’hystérie émotionnelle, dans un contexte où l’on pense encore qu’il faut gérer ses émotions et les laisser à la porte de l’entreprise !

Pourtant, les qualités d’un manager à la sensibilité assumée sont nombreuses :

  • Manager empathique, il sait être à l’écoute de son équipe et prendre en compte leurs besoins.
  • Il entraîne bien souvent l’adhésion par son authenticité.
  • Il est aussi exemplaire, car il ne nie pas le pendant émotionnel de sa personnalité et autorise ainsi ses collaborateurs à en faire de même.
  • Son mode de management ne se voudra pas directif, mais participatif, car il sait qu’il ne sait pas tout et que ça n’est pas un problème.

Exit donc les questions d’égo… et c’est ainsi que l’humilité pointe le bout de son nez.

L’humilité plutôt que l’autorité

L’humilité a ceci de vertueux qu’elle agit comme un baume. Elle apaise les relations entre collègues, comme lorsqu’on baisse d’un ton dans une discussion et que votre interlocuteur vous imite sans même s’en rendre compte.

On n’est plus ici dans un combat de coqs !

Mais que faire quand toute la bassecour n’est pas au diapason ?

  • N’oubliez pas d’observer et de cerner votre environnement avant de proposer cette posture d’humilité.
  • Mettez vos limites dès le début avec ceux qui ont tendance à les dépasser.
  • Cultivez l’humilité au sein de votre propre équipe en guise de modèle de management.

Certes le chemin est encore long, mais la révolution sensible est d’autant plus légitime aujourd’hui que la façon de manager se voit profondément modifiée par le télétravail généralisé !

Force est de constater que les méthodes autoritaires n’ont pas fait leurs preuves au cours de l’année écoulée. La voie est donc ouverte pour faire autrement !

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