Selon un sondage Ipsos réalisé pour la start-up Ourco, une majorité des salariés ont été “absents psychologiquement” au travail en 2019. Plusieurs raisons sont évoquées, comme la perte de motivation, la fatigue ou encore l’état de santé… 

Etre présent physiquement au travail, tout en ayant l’esprit ailleurs. Voilà la définition de l’absentéisme moral, aussi appelé “présentéisme contemplatif”. L’an dernier, ce phénomène a concerné 74% des salariés, dont 28% une à deux journées par semaine. Les principales raisons évoquées ? La perte de sens et de motivation (30%), la fatigue (28%), les préoccupations personnelles (21%) ou encore l’approche du burn-out (18%).

“Ces résultats éclairent à la fois l’énorme manque à gagner des entreprises en termes de productivité et une situation criante des salariés qui compensent comme ils et elles le peuvent un sentiment récurrent de mal-être, analysent Stéphane Bourbier et Elodie Brisset, à l’origine de la plateforme www.ourco.io. Qu’elle se trouve confrontée à la défaillance des entreprises à créer du sens, aux dérives individuelles des managers et des collègues, ou à ses propres freins à agir sur sa trajectoire professionnelle, la personne en difficulté, voire en souffrance, trouve souvent peu de solutions satisfaisantes au sein de son entreprise”.

Les causes du mal-être au travail

Au-delà de l’absentéisme moral, 81% des personnes interrogées admettent en effet avoir, au cours de leur vie professionnelle, affronté au moins un problème de mal-être au travail, dont 66% l’année passée. Les raisons évoquées le plus souvent : perte de sens et de motivation (48%), tensions avec les collègues (43%), souffrances liées à un stress élevé, un burn-out ou du harcèlement (40%).

Si 77% des salariés sont de prime abord enclins à en parler dans leur milieu professionnel (43% à des collègues et 46% à leur hiérarchie), 78% de ceux et celles qui se sont confiés déclarent que leurs démarches se sont avérées inopérantes… Plus précisément, 48% insuffisante, 30% inefficace. Pourquoi 23% n’ont pas osé aborder leurs difficultés ? Par peur. Peur que cela ne change rien, peur de l’impact négatif sur la carrière, peur des réactions et du jugement, peur du conflit…

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1 COMMENTAIRE

  1. Bonjour, voilà quelques mois que je lis avec intérêt vos infolettres sans jamais avoir ressenti l’envie ou la nécessité de vous laisser un commentaire.Et pourtant ce jour, vous avez attisé ma curiosité avec vos chiffres dans votre chronique “l’absentéisme moral..” je pense que pour être au plus juste avec l’utilisation de ces chiffres il aurait fallu indiquer “sur un panel de x personnes” car je ne crois vraisemblable que 74% des salariés du monde ?/de France ? aient été impacté par ce phénomène…enfin c’est le sentiment que je pensais être utile de vous dire. Je souhaite une heureuse continuation, merci pour votre engagement et vos communications.

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