Améliorer sa santé au quotidien avec des gestes simples et surtout positifs. Voilà ce que vous propose la nouvelle étude de La Fabrique Spinoza intitulée “Santé positive : guide des déterminants scientifiques aux citoyens, professionnels et institutions” (1). Explications.

Qui a dit que prendre soin de sa santé devait forcément être pénible et contraignant ? “Cette vision traditionnelle doit être dépassée, il existe des chemins joyeux et positifs pour préserver sa santé physique et mentale, défend Alexandre Jost, fondateur du Think Tank La Fabrique Spinoza. Comme le montre notre étude, ces gestes du quotidien apportent de la vitalité et de l’énergie. Il est possible d’agir pour sa santé et son épanouissement de manière conjointe !”.

Parmi les pistes évoquées dans cette étude passionnante et enthousiasmante, en voici 10 particulièrement intéressantes :

  • Si on a un métier de bureau, s’asseoir près de la fenêtre, augmenterait de 37 minutes en moyenne le temps de sommeil parce que on recalibre, son rythme jour/nuit, son rythme circadien.
  • La muséothérapie (la visite d’un musée) une fois par mois abaisse le risque de dépression, notamment chez les personnes âgées. Certains médecins, inspirés par les Médecins membres Francophones du Canada en partenariat avec le Musée des Beaux Arts de Montréal, ordonnent des prescriptions muséales, à l’instar des médecins de l’Institut de Cardiologie de la Pitié Salpêtrière à Paris qui peuvent prescrire une visite du Château de Compiègne.
  • Marcher 30 minutes par jour réduit le risque d’infarctus de 19 %.
  • Les chercheurs constatent que vivre à proximité d’espaces verts réduit jusqu’à 12 % le risque de mortalité ou que planter 10 arbres par pâté de maison recule de 7 ans la survenue des accidents de santé.
  • Selon une étude réalisée avec 37 000 répondants, plus on éprouve d’émotions, meilleure
    est la santé. « L’émodiversité », ou la richesse et la diversité des émotions éprouvées,
    permet ainsi de diminuer les symptômes dépressifs et de réduire de 25 % les visites chez le médecin
  • 90 secondes d’exposition à une image de nature suffisent à se sentir « plus à l’aise » et « détendu ».
  • La relation avec les animaux de compagnie contribue significativement au
    bien-être et au-delà, à la santé : elle réduit la tension artérielle, renforce le système
    immunitaire et sécrète des hormones du bien-être.
  • Manger 400 grammes de fruits et légumes quotidiens réduit de 22 % le risque de mortalité globale. Il s’agit de favoriser une alimentation moins transformée et biologique à l’instar de la règle des « 3V » : Vrai, Végétal et Varié.
  • Se lever 5 minutes toutes les 30 minutes réduit de 34 % la glycémie ; marcher 2 minutes toutes les heures réduit de 33 % le risque de mort prématurée (à vous donc les appels ou les réunions en marchant).
  • En entreprise/organisation, on estime à – 6 % le taux d’absentéisme dû à une pratique d’APS et l’on estime que se rendre au travail à vélo réduit de 52 % le risque de mourir d’une maladie cardiaque.

“Je trouve qu’on a encore trop souvent des œillères, certains leviers sont encore sous-utilisés alors même qu’ils sont très efficaces”, regrette Alexandre Jost. En matière de santé au travail notamment, il faut revenir aux fondamentaux”. Des chercheurs estiment ainsi à 6 % la réduction de l’absentéisme due à une lumière naturelle et une vue sur l’extérieur.

“La crise du Covid 19 nous rappelle qu’il ne faut pas négliger notre corps, même quand on n’exerce pas un métier manuel ou physique, conclut Alexandre Jost. Les troubles musculosquelettiques sont la deuxième cause d’arrêt de travail, et le télétravail, qui a accentué notre sédentarité, a amplifié certains maux. En ce qui concerne notre environnement de travail, il faut envisager nos bureaux comme des lieux organiques et vivants permettant de la convivialité, de la sociabilisation et de la sérendipité. N’oublions jamais le caractère protecteur pour notre santé des relations aux autres ! En effet, avoir un réseau social riche et de qualité influe sur l’espérance de vie, jusqu’à nous renforcer, en nous rendant plus résistants à la douleur ou au stress.”

(1) Pour aller plus loin, découvrez l’étude de La Fabrique Spinoza “Santé positive : guide des déterminants scientifiques aux citoyens, professionnels et institutions”, réalisée en partenariat avec Léa Nature, AG2R La Mondiale, Bouygues Construction, Herman Miller, La Région Bourgogne Franche Comté, Kiplin, OlyBe, Les Jardins de Gaïa et Morphée : https://www.fabriquespinoza.org/actus/sante-positive-guide-des-determinants-scientifiques-aux-citoyens-professionnels-et-institutions/ 

Pour ne rater aucune actualité en matière de qualité de vie au travail, inscrivez-vous à la newsletter de My Happy Job, parcourez nos hors-séries thématiques  et découvrez notre annuaire du bien-être au travail.

A lire aussi :
– Bien-être : le pouvoir des émotions positives
La santé mentale des salariés fragilisée par la crise
Santé mentale au travail : 4 enjeux clés pour 2022

Article précédentBien-être : le pouvoir des émotions positives
Article suivantSanté mentale : une meilleure acceptation, mais un manque de soutien
Diplômée de Sciences-Po Paris, Fabienne Broucaret est la fondatrice et la rédactrice en chef de My Happy Job. Conférencière, passionnée par les questions de mixité, elle est aussi l’auteure des livres "Le sport, dernier bastion du sexisme ?" et "A vos baskets toutes ! Tour de France du sport au féminin" (Michalon). Elle a aussi co-écrit “2h chrono pour déconnecter (et se retrouver)” avec Virginie Boutin (Dunod, mai 2018).

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici