C’est reparti pour un tour. Si vous espériez qu’on allait y voir plus clair à partir de la rentrée, c’est mal parti ! Comment apprivoiser et accepter les incertitudes qui caractérisent la période actuelle ?

Autant vous le dire tout de suite, le titre de cette chronique est mensonger : nous, les humains, n’aimons pas l’incertitude et ne la vivons pas bien. Notre cerveau aime la certitude, parce qu’elle est synonyme de sécurité. Et la sécurité, on aime ça…

En période d’incertitude comme celle que nous vivons actuellement, notre cerveau s’excite. Il commence par se poser plein de questions : que va-t-il se passer ? Est-ce qu’on va être reconfiné ? Est-ce que je vais garder mon job ? Comme ce n’est pas très satisfaisant à ce stade, il passe alors en mode prédictions : c’est sûr, on va (ou on ne va pas) être reconfiné, le vaccin sera (ou ne sera pas) prêt à telle date, ça va (ne vas pas) se tasser, etc. Le problème avec les prédictions ? C’est stressant : si elles sont positives, vous devenez impatient.e et frustré.e, si elles sont négatives, c’est l’anxiété qui arrive. Du coup, votre cerveau revient à la case départ, se repose les mêmes questions et ainsi de suite.

Alors, comment faire pour vivre le moins mal possible l’incertitude ?

  • La première étape est de repérer que votre cerveau est en train de se poser des questions ou de faire des prédictions. Bref qu’il est passé en mode élimination de l’incertitude.
  • Ensuite, dites-vous, à chaque fois que cela se produit, que votre cerveau fait son travail mais comme on ne peut pas savoir avec certitude, il est juste en train de produire du baratin sans aucune utilité à part de vous mettre mal.
  • Troisième étape, revenez à la réalité. Demandez-vous « qu’est-ce que je sais ? Qu’est-ce qui est réel à ce jour ? » et laissez filer le reste (spéculations, prédictions, etc.) en vous disant par exemple « on verra si et quand ça arrive ».
  • Quatrième étape, bougez, levez-vous, marchez, changez de posture. En résumé, utilisez votre corps pour sortir de votre tête et générer une énergie différente.
  • Enfin, occupez votre cerveau à autre chose. Livrez-vous à des activités qui ont du sens pour vous, qui vous donnent du plaisir en vous concentrant dessus. Si vous le faites pour simplement ne pas penser, ça risque de ne pas bien fonctionner.

Par expérience, mais vous le savez aussi, il n’y a pas de formule magique pour dresser une bonne fois pour toute un cerveau humain. Vous aurez donc à revenir encore et encore à ces 5 étapes jusqu’à ce que la tempête soit passée et que vous puissiez y voir plus clair. Si on ne peut pas bien vivre l’incertitude, on peut tout de même se ménager des moments de répit.

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