
Vous vous sentez épuisé mais, comme vous manquez déjà de temps, vous ne vous autorisez jamais à vous arrêter. Pourtant les pauses reset peuvent largement contribuer à un bien être rapide et une efficacité optimisée.
Il est 16 h et vous avez un coup de barre. Vous tenez à grand coup de mugs de café et le soir vous peinez à vous endormir. C’est un fait, les activités de votre journée s’enchaînent parfois sans le moindre répit, car vous pensez que votre efficacité se mesure au temps que vous consacrez à votre travail. Savez-vous que votre cerveau a besoin de marquer des pauses régulières pour optimiser ses performances ? Idéalement, toutes les 90 minutes. C’est ce que l’on appelle le rythme ultradien. Or, à trop vouloir tirer sur la corde, vous allez rapidement vous rendre compte d’une évidence : plus vous travaillez, moins vous travaillez ; plus vous maintenez un effort sur une tâche alors que vous êtes fatigué et moins vous allez obtenir des résultats satisfaisants.
Le cerveau n’est pas une machine qui fonctionne de manière linéaire en produisant de façon constante des résultats homogènes pendant 8 h d’affilée. C’est un organe qui répond à des règles de chronobiologie, qui induisent une variabilité de ses performances selon les moments de la journée et il a besoin, en outre, pour fonctionner de manière optimale, de temps de récupération.
Donc, en acceptant de faire des pauses et de perdre quelques minutes de votre temps précieux, vous allez gagner plusieurs quarts d’heure dans la journée, car vous allez améliorer sensiblement vos performances cognitives (perception, mémoire, réflexion, analyse, synthèse…) et vous ferez aussi moins d’erreurs. C’est tout bénéfice !
A quels moments faire des pauses reset ?
Dans la journée, c’est quand vous le sentez – mais surtout quand vous savez, par expérience, que votre concentration commence à s’évaporer. Quand on a des horaires de travail diurne classiques, on a plutôt des périodes de baisse de vigilance en fin de matinée, à partir de 11h30, en début d’après-midi, vers 14h/15h puis à nouveau en fin d’après-midi, autour de 17h – alors que, paradoxalement, la vigilance connaît un rebond vers 18h. Ces observations sont variables d’un individu à l’autre mais donnent quelques repères : en cas de difficultés, ce sont ces moments qui devraient être privilégiés pour faire des pauses reset.
Mais vous pouvez aussi opter pour un séquençage de vos phases de travail, en alternant, tout au long de la journée, phases productives (qui le seront d’autant plus si elles sont constituées d’activités homogènes) et courtes phases de récupération.
Il y a des séquençages différents, à adapter selon vos envies et possibilités :
– la méthode Pomodoro : une phase de travail soutenu sur 25 minutes, suivie d’une pause de 5 minutes, avant de reprendre sur une phase productive de 25 mn, etc… A faire trois fois, pour une amplitude de travail d’une heure trente environ.
– le rythme 50/10 : vous travaillez intensément pendant 50 minutes puis vous vous octroyez une pause de 10 minutes.
– le marathon de 90 minutes. Cette durée correspond à la durée maximale de concentration soutenue d’un cerveau humain, pour les individus les plus performants. A privilégier plutôt dans les moments où vous vous sentez en forme. Et il nécessite une récupération plus importante – entre 15 et 30 minutes.
Quel type de pauses pour un bon reset ?
On met tout de suite de côté la pause cigarette, qui n’a rien à voir avec l’effet que nous recherchons ici. La pause café peut être intéressante, si vous évitez toutefois de la passer à vous plaindre avec vos collègues. D’une manière générale, il vaut mieux de courtes pauses régulières qu’une grosse pause qui arriverait tardivement c’est-à-dire lorsque vous êtes déjà totalement épuisé.
Plusieurs options s’offrent à vous :
– Vous avez moins de 5 minutes : vous pouvez vous lever, marcher un peu et faire quelques étirements ou même sautiller sur place, boire un verre d’eau, une tisane ou un thé en conscience (effet supplémentaire sur la déshydratation, qui augmente parfois la baisse de vigilance), soupirer en associant des mouvements d’épaules, regarder par la fenêtre au loin, sans objectif particulier, ou tout simplement rester dans le silence…
La mauvaise idée : scroller sur votre téléphone.
– Vous avez 10 minutes ; vous pouvez vous octroyer une sieste-flash (idéale juste après le déjeuner), faire des respirations conscientes, de la cohérence cardiaque, une technique courte de sophrologie ou un exercice de méditation, aller marcher à l’extérieur…
La mauvaise idée : passer en revue vos mails.
– Vous avez 15 à 20 minutes : privilégiez une activité plaisir, comme écouter votre playlist de musique préférée, faire du journaling, dessiner, écrire, chanter…
La mauvaise idée : en profiter pour abattre une obligation personnelle (prise de rendez-vous chez le médecin, courses ou autres démarches administratives).
Si « pauser » réveille votre culpabilité, dites vous que c’est la meilleure manière de rester efficace, tout en gardant un moral au top.
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