Récemment lors d’une formation, une participante évoquait le cas d’une personne qui souffre de ne pas se sentir « normale ». Etant très émotive, ses collègues trouvent ses réactions disproportionnées et lui conseillent de ne pas prendre les choses autant à cœur et de ne pas faire autant d’histoires pour rien. Elle me demandait ce que je dirais à cette personne si elle venait me voir. Voici ce que je lui répondrais…

« Vous savez, je pense que vos collègues ont raison. Vous n’êtes pas normale. Vous avez une sensibilité qui fait que vous êtes capable de voir ce que les autres ne voient pas, de ressentir ce qui laisse les autres indifférents. Cette sensibilité est un don. Mais, comme tous les dons, c’est aussi une malédiction, car les autres ne comprennent pas et vous disent que vous devriez plutôt être comme eux.

Cela vous semblera peut-être bizarre que je vous dise que c’est un don, mais prenez un instant pour réfléchir à ces questions : est-ce qu’il vous est déjà arrivé de voir la détresse des autres là où personne ne voyait rien, de faire preuve d’empathie là où les autres restaient indifférents, d’être présente là où tout le monde avait détourné le regard ?

Donc oui, ils ont raison. Vous n’êtes pas normale : vous êtes mieux qu’eux. Vous percevez ce qui est invisible aux autres, même si cela fait souffrir parfois, comme les super-héros dans les comics avec leurs super pouvoirs ».

Vous aussi, là où vous vous sentez « anormal.e », « pas comme les autres », « pas suffisamment bien », demandez-vous si un don ne se cache pas derrière. Par exemple, est-ce que le doute, le manque de confiance en soi ne vous a pas donné le don de la persévérance, du courage ou de l’humilité ? Vouloir se débarrasser de la malédiction implique de se débarrasser du don en même temps. Est-ce possible ? Et, surtout, est-ce vraiment ce que vous voulez ?

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Diplômé de l’ESSEC, psychologue clinicien et thérapeute praticien en thérapies comportementales et cognitive, Christophe Deval est spécialisé dans le développement de la flexibilité psychologique et comportementale et l’ACT (Acceptance and Commitment Training). Après 5 ans d’expérience en audit financier, puis 15 ans en ressources humaines, il a quitté KPMG où il était Directeur du Développement des Talents jusqu’en 2018 pour créer la société A.Life, dont la vocation est de développer l’agilité individuelle, relationnelle et collective, et plus généralement les soft skills internes. Il est co-auteur de « Vous avez tout pour réussir », « Simplifiez vos relations avec les autres » et auteur de « Découvrir l’ACT ».

1 COMMENTAIRE

  1. Merci pour cet article vraiment réconfortant dans une actualité où cette différence est plus facilement évitée que mise à profit par les équipes.
    Ce n’est pas toujours facile à assumer…

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