
Et si l’été était le moment idéal pour se remettre en mouvement ? Alors que les fortes chaleurs peuvent freiner la pratique sportive, la marche reste une activité simple à intégrer dans son quotidien. Une habitude à adopter pendant les vacances… et à ne surtout pas abandonner une fois de retour au bureau.
Les vacances d’été changent nos habitudes. On se promène après le dîner, on découvre une ville à pied, on délaisse parfois la voiture pour quelques kilomètres ou on profite simplement des journées plus longues pour sortir davantage. Autant d’occasions de marcher sans avoir forcément l’impression de “faire du sport”.
Avec la multiplication des épisodes de fortes chaleurs, il est difficile de maintenir toutes ses activités physiques habituelles. Et pour cause : en période de canicule, le ministère de la Santé recommande d’éviter les efforts physiques, de rester au frais et de privilégier les activités douces et sans effort. Pas question, donc, de partir courir sous un soleil de plomb !
Mais moins de sport ne signifie pas nécessairement de rester immobile toute la journée. Aux heures où les températures le permettent, la marche constitue justement l’une des manières les plus accessibles de remettre du mouvement dans son quotidien.
Marcher, sans forcément “faire du sport”
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) considère la marche comme une activité physique à part entière. Et les bénéfices d’une activité régulière sont nombreux : prévention des maladies cardiovasculaires et du diabète, mais aussi amélioration de la santé mentale, du sommeil ou encore du bien-être général. Dans une vidéo publiée sur TikTok, le médecin Michel Cymes conseille notamment de marcher à une allure soutenue, autour de 5 à 6 km/h, entre 30 minutes et une heure. Une recommandation qui rejoint, sur la durée minimale, celle du Programme national nutrition santé : pour les adultes, au moins 30 minutes d’activité physique dynamique par jour, comme la marche rapide.
L’été peut donc devenir le bon moment pour retrouver le goût de la marche. Sans objectif de performance ni compteur de pas à surveiller compulsivement : il s’agit avant tout de bouger davantage.
Être sportif ne suffit pas toujours
Car derrière la question de l’activité physique se cache celle de la sédentarité. Deux notions que l’on confond encore souvent. On peut parfaitement faire du sport plusieurs fois par semaine… et être très sédentaire le reste du temps. Le ministère de la Santé rappelle ainsi que pratiquer une activité physique régulière ne suffit pas à compenser une sédentarité excessive : il faut à la fois augmenter son activité physique et réduire le temps passé assis.
Mathilde Mathieu, kinésithérapeute et experte en prévention santé, insistait justement sur cette distinction dans l’épisode 35 de notre podcast Good Job ! : “La sédentarité regroupe les comportements sédentaires. C’est l’ensemble des comportements proches de l’inactivité physique.” Une problématique particulièrement importante dans nos vies professionnelles, entre travail sur ordinateur, visioconférences et réunions. Selon l’experte, la sédentarité augmente notamment le risque cardiovasculaire et peut avoir des conséquences sur la circulation sanguine, les articulations ou encore la santé mentale.
Alexandre Dana, entrepreneur et co-auteur avec Victor Fersing du livre La chaise tue (Eyrolles), en a lui-même fait l’expérience. Invité de notre émission My Happy Talk, il partageait sa propre expérience et nous confiait : “Je suis certain que mon burn-out était lié à mon rythme de vie sédentaire.” Il a depuis choisi de mettre la marche au coeur de son quotidien, et ce tout au long de l’année.
Quelques minutes suffisent pour rompre la sédentarité
Bonne nouvelle : lutter contre la sédentarité ne nécessite pas forcément de bouleverser son emploi du temps. L’objectif est surtout d’éviter de rester assis ou debout immobile pendant de trop longues périodes. Le ministère de la Santé recommande ainsi de marcher quelques minutes au moins toutes les heures.
Une habitude également préconisée par Mathilde Mathieu. “Rien que de se lever pour aller chercher un café peut avoir un réel intérêt”, rappelle la kinésithérapeute. Elle conseille aussi de programmer une alarme toutes les heures pour vérifier que l’on ne reste pas “scotché à son écran”.
Et pourquoi ne pas profiter de certaines activités professionnelles pour marcher ? Un appel téléphonique peut devenir l’occasion de faire quelques pas. Certaines réunions informelles peuvent également sortir de la salle de réunion. “Pour brainstormer, on peut marcher, il n’y a pas de problème. Les réunions debout, ça peut se faire aussi”, suggère Mathilde Mathieu.
Une habitude estivale à garder à la rentrée
C’est peut-être finalement le principal intérêt de la marche estivale : nous rappeler qu’il est possible de remettre du mouvement dans notre quotidien sans nécessairement dégager une heure pour aller à la salle de sport.
À la rentrée, les occasions ne manquent pas : effectuer une partie du trajet domicile-travail à pied, descendre un arrêt plus tôt, privilégier les escaliers, marcher pendant la pause déjeuner, se déplacer jusqu’au bureau d’un collègue plutôt que de lui envoyer un message ou encore profiter d’un appel pour marcher. De petits réflexes qui, répétés quotidiennement, permettent surtout de casser les longues périodes d’immobilité.
Mathilde Mathieu propose une dernière idée particulièrement facile à adopter cet été avant de la conserver en septembre : “Écoutez des podcasts en marchant !” Une bonne manière de joindre l’utile à l’agréable et, surtout, de ne pas laisser nos bonnes habitudes de vacances disparaître avec les derniers jours de l’été. A vos baskets !
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