Cet incontournable de la vie d’entreprise peut parfois tourner à la figure imposée, et, paradoxalement, plomber la rentrée. Pour aborder le séminaire – et surtout en sortir – sous les meilleurs auspices, décidez cette année de rester zen quoi qu’il arrive !

Vous avez à peine rangé vos tongs qu’il va falloir reprendre le collier. Mais attention, pas sans être passé par la case « séminaire de rentrée ». Vous avez eu droit à l’escape-game, aux Olympiades, à la soirée d’improvisation théâtrale et aux cours de mixologie – et vous vous demandez déjà avec une pointe d’inquiétude ce que l’alternant des RH a déniché cette année ? Pas de panique, nous vous avons concocté un mini guide de survie.

Prendre du recul

Les intentions du séminaire de rentrée, dans le fond, sont louables. L’idée principale est quand même de reprendre le rythme, de recréer une dynamique dans des équipes qui ont été dispersées pendant plusieurs semaines, tout en gardant un œil confiant, voire ambitieux, sur les objectifs. Le séminaire est aussi le moment des annonces et de l’intégration des nouveaux. Quelle que soit la forme qui a été choisie, et qui peut parfois vous agacer, n’oubliez pas pourquoi vous êtes là. Après tout, ça n’est pas si grave. N’anticipez pas trop sur d’éventuelles « mauvaises nouvelles ». Vous accueillerez ce qu’on vous annonce tout comme vos collègues. A vous de voir ensuite ce que vous en ferez.

Le conseil de la sophrologue : visualisez à l’avance ce que vous aimeriez en tirer pour vous-même. Fixez-vous un mini-objectif positif, rien que pour vous. Dès qu’un moment de lassitude survient, revenez mentalement à cet objectif.

Garder une âme d’enfant

Si le séminaire a lieu à la fin de l’été, c’est précisément pour surfer sur la vague de l’esprit « vacances » – même si vous pensez que cela tourne parfois au pénible regroupement de potaches. On s’autorise donc un certain lâcher-prise, sans toutefois céder au laisser-aller. Mais il est important de jouer le jeu. Dites vous d’emblée que vous avez envie de l’aborder avec bonne humeur, en laissant de côté les aspects qui vous agacent et sont finalement mineurs. Oui, Thierry de la compta va râler, comme à son habitude ! Ajoutez votre jovialité à l’esprit collectif, mais rien ne vous oblige à trop en faire non plus.

Le conseil de la sophrologue : plutôt que de vous focaliser sur le collègue pénible, trouvez-vous un allié dans votre équipe. Un(e) complice avec qui vous allez partager ces moments, et vous les remémorer au cours de l’année qui vient.

Sortez (un peu) de votre réserve

Ce genre de rassemblement vous met au supplice, car vous êtes maladivement timide ? Il ne faudrait pas que cela passe pour du désintérêt ou un manque de motivation. Il va falloir faire un petit effort, et vous serez sans doute content(e) de réaliser que vous en êtes capable. Prenez les devants, vous éviterez l’effet de surprise. Sans forcément lancer une chenille géante aux premières notes de la soirée de clôture, rendez-vous visible là où on ne vous attend pas forcément : apportez une idée, lancez une initiative, modérez une discussion, portez vous volontaire pour être le rapporteur de votre atelier…

Le conseil de la sophrologue : la respiration lente ou la cohérence cardiaque avant de prendre la parole en public font des miracles quand on a facilement le cœur qui accélère ou le rouge aux joues.

Valoriser vos soft skills

Puisque le séminaire est l’occasion de sortir du cadre, profitez des jeux, ateliers, animations, épreuves…pour mettre en avant des compétences que vos collègues ou votre manager ne connaissent pas (encore) de vous. Au lieu de bouder dans votre coin en estimant que vous perdez votre temps, montrez votre manière de participer et d’interagir dans le collectif.

Le conseil de la sophrologue : interrogez-vous à l’avance sur une personne de votre équipe ou de votre entreprise dont vous aimeriez vous rapprocher à cette occasion. Ce peut-être l’occasion de discussions informelles sur vos envies futures et votre évolution dans la boîte (on a dit informelles, pas lourdes, non plus !).

Eviter les dérives

Qui dit lâcher-prise et ambiance festive dit souvent alcool. Attention, il n’est pas le meilleur ami des relations au travail ! Ne cédez pas à l’alcoolisation massive pour faire comme certains – ni à l’after-after dans la chambre d’un(e) collègue. D’ailleurs, si vous ne buvez pas, dites-le simplement (et tentez de ne pas vous énerver quand les autres vont vous dire que vous n’êtes pas fun). Si la cohésion d’équipe facilite les rapprochements entre les collaborateurs, elle ne doit pas non plus devenir le prétexte à promiscuité ou confidences sollicitées. Être en short à côté de votre N+2 n’autorise pas à ce qu’il connaisse vos opinions politiques.

Le conseil de la sophrologue : préparez à l’avance quelques sujets de conversation et anecdotes pour détourner l’attention et embrayer sur autre chose toutes les fois où vous n’avez pas envie d’être sous le feu des questions.

Vous allez y arriver ! Pour que le séminaire ne devienne pas un moment de solitude, pensez collectif et surtout voyez plus loin que les quelques heures ou jours qui vous attendent. Une année se profile, autant qu’elle se passe le mieux possible avec vos collègues.

Pour ne rater aucune actualité en matière de qualité de vie au travail, inscrivez-vous à la newsletter de My Happy Job.

A lire aussi :

Rentrée : 5 écueils à éviter pour une reprise du travail réussie

Ces 5 livres pourraient bien changer votre reprise du travail

 

Article précédentFaire de soi une priorité sans culpabiliser : comment arrêter de se faire passer en dernier ?
Article suivantBlues de la rentrée : pourquoi le retour au travail est-il parfois si difficile ?
Sophrologue du travail Auteure de 14 ouvrages sur la sophrologie au quotidien. Conférencière et formatrice en entreprise. www.espaceducalme.com

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici