Depuis la fin du confinement, les entreprises sont confrontées à un double enjeu : se relever économiquement, tout en tenant compte, plus que jamais, du facteur humain. La fatigue psychologique, physique et émotionnelle ressentis par certains salariés va certainement durer, avec des risques de démotivation importants. Comment alors maintenir l’engagement et préserver les talents ? Patrice Marie-Surelly, co-fondateur de MSP Consulting, vous propose trois pistes ayant pour fil rouge l’écoute et le dialogue.

1° Construire une (vraie) politique de bien-être au travail

Cela permettra de réduire les risques psychosociaux, d’agir sur le climat collectif et sur la motivation dans le travail. La notion de bien-être au travail fait référence à un sentiment général de satisfaction et d’épanouissement dans et par le travail. C’est à la fois une perception personnelle et collective des situations et des contraintes du monde professionnel. Le sens de ces réalités a, pour chacun, des conséquences physiques, psychologiques, émotionnelles et psychosociales et se traduit par un certain niveau d’efficacité pour l’entreprise.

Cette démarche de construire une politique de bien-être au travail impose une posture d’écoute des salariés dès la sortie du confinement sur les facteurs organisationnels : la définition des tâches, le sens du travail, la répartition de la charge de travail, les relations entre les collègues et avec la hiérarchie…

2° Utiliser des espaces de discussions

Cela aidera à faire face aux nombreuses incertitudes, tant économiques que managériales. Dans ce contexte, la parole de toutes et tous revêt une importance primordiale. Le déploiement des espaces de discussion répond à une demande d’expression très forte des salariées pendant et après le confinement. Chacun peut dire ce qu’il pense et s’exprimer à propos de sa situation, mais attention, un espace de discussion ne s’improvise pas et il faut des règles d’usages pour obtenir des résultats tangibles. De quoi avons-nous envie pour demain ? Quels apprentissages pour demain ? Comment ferions-nous si nous devions rejouer la partie ? Qu’avons-nous à construire ? Autant de questions qui peuvent être traitées dans les espaces de discussion afin d’améliorer le fonctionnement de l’entreprise.

3° Prévenir l’épuisement professionnel

Le retour au bureau sera compliqué pour certains au vue des chiffres révélés par le sondage d’Empreinte Humaine et d’Opinion Way. Pour les équipes qui se sont retrouvées en télétravail imposé, un enjeu important pour les entreprises sera la prévention de l’épuisement professionnel. Elle se caractérise par trois dimensions : l’épuisement émotionnel, la déshumanisation de la relation à l’autre et le sentiment de non-accomplissement personnel au travail. Les entreprises vont devoir accompagner individuellement les salariés qui le souhaitent afin qu’ils échangent sur leurs peurs, leurs inquiétudes, leurs stress, leur état d’esprit et leur ressenti.

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