Neurosciences : 3 idées reçues sur votre cerveau

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A l’occasion de la 21ème Semaine pour le cerveau, Caroline Joubert, psychologue spécialisée en neuropsychologie au sein de la start-up Ellistra, nous aide à mieux comprendre comment fonctionne notre cerveau pour mieux travailler au quotidien.

1° Mon cerveau ne changera plus
Un apport clé des neurosciences est d’avoir mis en lumière le concept de plasticité cérébrale. Notre cerveau évolue tout au long de notre vie, et pas seulement durant notre enfance. Rien n’est donc figé, et il n’est jamais trop tard ! Les connexions neuronales ressemblent à des routes. On utilise souvent les mêmes, mais on peut tout à fait en changer pour développer de nouvelles capacités, faire de nouveaux apprentissages, revoir ses manières de travailler, être plus créatif, etc.
En pratique. Sortez de votre zone de confort pour favoriser votre plasticité cérébrale. Mais pour ancrer une nouvelle habitude, il faut la répéter ! Idéalement tous les jours pendant 3 semaines. Si vous ne pensez pas avoir une mémoire visuelle, expérimentez par exemple le mind-mapping. Cela vous demandera peut-être un effort au début, mais vous verrez que cela deviendra de plus en plus facile au fil des semaines de prendre des notes de cette manière.

2° Mon cerveau aime le multitâche
Lire ses mails, tout en consultant les réseaux sociaux et en répondant au téléphone. Cela vous rappelle quelque chose ? Nous avons beaucoup de choses à gérer au travail, il faut aller vite et être performant, alors nous tentons de faire plusieurs choses en même temps pour gagner du temps. Erreur ! Votre sentiment d’être plus efficace en faisant cela est une illusion. En réalité, le multitâche entraîne de la fatigue cognitive supplémentaire et davantage d’erreurs (le cerveau a quand même des limites !). Il divise votre attention au lieu de la concentrer sur un unique objectif.
En pratique. Privilégiez le mono-tâche, faites les choses les unes après les autres pour plus d’efficacité et de sérénité !

3° Pas de place pour les émotions !
Certains pensent qu’il faut cacher ses émotions au travail, notamment pour prendre de bonnes décisions. C’est oublier que nos émotions, qui siègent dans notre cerveau limbique, peuvent aussi nous guider. Savoir faire preuve d’empathie, c’est-à-dire imaginer ce que la personne en face de moi ressent, est ainsi un atout pour une bonne communication et de bonnes relations interpersonnelles. Comment se manifeste l’empathie ? Par exemple, si vous voyez quelqu’un souffrir car il s’est blessé, spontanément vous allez « avoir mal pour lui » comme si vous ressentiez sa douleur. C’est l’action des neurones miroirs. Des études montrent qu’un déficit d’empathie accentue les conflits et la souffrance. Comment l’empathie agit-elle sur notre cerveau ? Lorsque l’on éprouve de l’empathie, plusieurs hormones sont secrétées, notamment la sérotonine et l’ocytocine. Ces hormones apportent de la sérénité et accroissent notre capacité à éprouver de la bienveillance et de l’affection, ce qui va renforcer nos liens sociaux.
En pratique. Certes, les capacités d’empathie ne sont pas égales chez tous, mais nous pouvons les développer davantage. Essayer de préserver dans votre emploi du temps des moments de calme pour mieux ressentir vos émotions. Méditation, cohérence cardiaque, sophrologie… A vous de choisir ! Essayez aussi de sourire aux autres, vous verrez qu’un sourire appelle un sourire en retour. Et que cela peut changer beaucoup de choses !

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