A l’occasion de la journée mondiale du compliment, mardi 1er mars, découvrez les résultats de notre enquête dédiée à la reconnaissance au travail (1). Les salariés français en manquent-ils après deux ans de crise du Covid-19 ? Quelles sont ses ses impacts ? Explications.

Les vertus de la reconnaissance au travail

Réalisée par le pôle recherche de Moodwork, spécialiste de l’accompagnement des salariés dans leur démarche de santé mentale, auprès de 1146 personnes (1), notre enquête montre tout d’abord l’importance de la reconnaissance au travail après deux années de crise et, pour beaucoup, de travail à distance.

La reconnaissance, source de qualité de vie au travail

Que provoque la reconnaissance sur celui qui la reçoit ? Voici le top 5 des mots évoqués en réponse par les participants : motivation (41%), satisfaction (28%), fierté (26%), joie (18%) et confiance (15%).

Clément Poirier, docteur en psychologie et responsable du centre de recherche de Moodwork : “Lorsque nous avons demandé aux participants ce que la reconnaissance provoque chez eux, ils ont été très nombreux (41% d’entre eux) à dire de la “motivation”. Le fait de prodiguer une reconnaissance à ses collègues, ses collaborateurs ou même ses supérieurs serait donc un moyen de renforcer leur estime d’eux-même, et par la même occasion de favoriser leur engagement. En effet, se sentir motivé et engagé va de pair avec des retours et des encouragements réguliers. Reconnaître autrui pour ce qu’il fait autant que pour ce qu’il est apparaît comme un levier important pour la qualité de vie au travail de tous, surtout quand on sait que ressentir de la motivation contribue directement à son bien-être.“

A noter que témoigner de la reconnaissance à ses collègues ou à son manager est aussi source de bien-être. En effet, pour celui qui la donne, voici le top 5 des mots évoqués par les participants : satisfaction (27%), joie (17%), fierté (15%), plaisir (14%) et bien-être (11%).

Un manque de reconnaissance de la part des entreprises

58% des sondés estiment recevoir de la reconnaissance de la part de leurs collègues. On constate cependant que cette tendance est plus forte chez les hommes (67,9%) que chez les femmes (55,9%). Ce pourcentage augmente légèrement pour la reconnaissance venant des supérieurs (61%). Là où le bât blesse ? Seulement une personne interrogée sur 4 (26%) déclare recevoir de la reconnaissance de la part de son entreprise !

En revanche, une grande majorité des répondants estiment manifester de la reconnaissance : 81 % envers leurs collègues (un chiffre qui grimpe à 90% chez les managers, contre 76% chez les non-managers) et 69 % envers leurs supérieurs.

Les différentes formes de reconnaissance au travail

Parmi les personnes interrogées :

o   65% estiment recevoir de la reconnaissance existentielle (reconnaissance centrée sur la personne)o   37% déclarent recevoir de la reconnaissance procédurale (reconnaissance centrée sur la pratique du travail)
o  33% disent recevoir de la reconnaissance vis-à-vis de leurs résultats (reconnaissance centrée sur les réussites et l’atteinte d’objectif)

Margaux Gelin, docteure en psychologie cognitive chez Moodwork : “Je ne m’attendais pas à observer que le type de reconnaissance dont bénéficie le plus nos participants soit la reconnaissance existentielle, une forme de reconnaissance centrée sur la personne, qui la reconnaît dans son intégralité, son unicité et son apport de valeur. Pour donner un exemple concret, 73% des répondants estiment que leur supérieurs reconnaissent leur valeur en leur laissant suffisamment d’autonomie dans leurs fonctions, alors que seuls 48% considèrent que leurs supérieurs les remercient lorsqu’ils atteignent un objectif. Évidemment, la reconnaissance existentielle est très importante, mais les deux autres formes de reconnaissance le sont tout autant. Alors n’oublions pas de reconnaître aussi nos collègues et nos supérieurs pour leur méthodes de travail, leurs compétences, leur investissement et leurs résultats !”

  1. Source : Enquête “Reconnaissance au travail : quelle place et quelle importance ?” réalisée en ligne pour My Happy Job by Moodwork par le pôle recherche de Moodwork auprès de 1146 salariés en janvier 2022.

Pour télécharger notre enquête sur la reconnaissance au travail dans son intégralité : https://qvt.moodwork.com/fr/enquete-reconnaissance

Envie d’un décryptage de notre enquête ? Besoin de conseils en matière de reconnaissance au travail ? Regardez le replay de notre webinaire :

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A lire aussi :
– Serge Marquis : « La reconnaissance donne du sens au travail »

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Diplômée de Sciences-Po Paris, Fabienne Broucaret est la fondatrice et la rédactrice en chef de My Happy Job. Conférencière, passionnée par les questions de mixité, elle est aussi l’auteure des livres "Le sport, dernier bastion du sexisme ?" et "A vos baskets toutes ! Tour de France du sport au féminin" (Michalon). Elle a aussi co-écrit “2h chrono pour déconnecter (et se retrouver)” avec Virginie Boutin (Dunod, mai 2018).

1 COMMENTAIRE

  1. Bonjour,
    Dans le webinaire sur la reconnaissance, il est indiqué que le manque de reconnaissance est le 2ème facteur de détresse psychologique. Je me suis demandée mais quel est alors le 1er facteur de détresse psychologique ? Y a-t-il une ou plusieurs études sur le sujet ?
    Je vous remercie pour votre retour.
    Bien cordialement

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