HeyTeam, startup RH qui digitalise l’ensemble du parcours collaborateur, de façon personnalisée et à grande échelle, a réalisé une étude (1) concernant l’impact du départ d’un collaborateur sur ses pairs au sein d’une entreprise, en partenariat avec l’institut de sondage poll&roll. Découvrez les résultats et les enseignements clés de cette enquête.

L’étude confirme le pressenti théorisé autour de la Grande Démission : 74% des salariés interrogés ont vu un collègue partir durant ces 12 derniers mois, 65% de ces départs étant volontaires. Or, seule la moitié d’actifs se dit satisfaite des méthodes utilisées par l’entreprise dans la gestion des départs.

Cette distorsion de perception s’amplifie selon les causes de départ : en effet, seuls 37 % des répondants estiment que l’entreprise gère bien les départs subis, contre 55 % pour les départs volontaires. La gestion de l’offboarding est un moment décisif pour l’entreprise : en négligeant ce moment clé, elle risque de voir son image détériorée, aussi bien en interne qu’en externe. En effet, les anciens employés sont des ambassadeurs de choix pour la marque. Mais la menace est aussi présente de manière endogène, avec un risque exprimé de voir les équipes se désengager. En effet, 43% des répondants confient que ces départs et leur gestion mitigée ont altéré leurs liens avec leur employeur, confiant avoir manqué d’informations (23%) ou d’accompagnement (24%).

Les conséquences peuvent être multiples en interne et affecter le lien entre le collaborateur et son entreprise : surcharge de travail (56%), vie privée affectée (31%) ou encore santé physique et/ou mentale détériorée (31%). Ces résultats ne diffèrent sensiblement pas selon le secteur ou encore le genre du répondant : tous sont unanimes pour dresser ce constat. Néanmoins, on remarque que les jeunes sont plus touchés par les problèmes sanitaires : ils sont 34 % à avoir vu leur santé mentale ou physique se détériorer suite à ces départs, contre 23 % pour les plus de 50 ans.

Les souhaits des collaborateurs pour améliorer ces processus ? Ils sont majoritairement axés autour d’une amélioration de la communication (58%) ou du management (70%).

“Le départ d’un collaborateur peut entraîner un déséquilibre au sein de l’entreprise, au niveau professionnel comme personnel, conclue Nathaniel Philippe, CEO d’HeyTeam. C’est pourquoi ces situations appellent à privilégier des process rassurants. L’amélioration de la gestion des départs est un réel investissement dans sa marque employeur, car elle permet de rassurer et de souder ses équipes. Que ce soit par la prise de feedbacks ou au travers d’une communication claire, l’offboarding permet d’améliorer en continue l’expérience de ses collaborateurs” .

(1) L’étude a été menée par l’institut de sondage poll&roll du 19 au 26 octobre 2022
auprès d’un panel de 1 000 salariés français représentatifs de la population française en termes d’âge, de sexe, de CSP et de région UDA5.

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Diplômée de Sciences-Po Paris, Fabienne Broucaret est la fondatrice et la rédactrice en chef de My Happy Job. Conférencière, passionnée par les questions de mixité, elle est aussi l’auteure des livres "Le sport, dernier bastion du sexisme ?" et "A vos baskets toutes ! Tour de France du sport au féminin" (Michalon). Elle a aussi co-écrit “2h chrono pour déconnecter (et se retrouver)” avec Virginie Boutin (Dunod, mai 2018).

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