Synthétique et dynamique, la pensée visuelle rend concret ce qui est abstrait, en complétant la pensée analytique qui caractérise l’écrit. Mais elle fait plus encore : elle permet de penser différemment, valeur ajoutée inestimable dans le monde du travail ! Parmi les outils à portée de stylos, nous vous proposons un focus sur le sketchnoting avec Béatrice Lhuillier, facilitatrice graphique, fondatrice de Imaginographe et co-auteure du livre “La boîte à outils de la pensée visuelle” (Dunod).

Qu’est-ce que le sketchnote ?
Béatrice Lhuillier. C’est une technique de prise de notes mêlant éléments visuels et textuels. Elle permet d’associer les mots et les images afin de renforcer la puissance de vos messages. On peut s’en servir pour soi, afin de résumer une réunion, un webinaire, un podcast, un livre… Mais on peut aussi s’en servir pour brainstormer lors d’une réunion à plusieurs via une fresque murale ou un paperboard. Cela permet de faire avancer les discussions autrement.
Quelles en sont les vertus ?
B.L. Déjà, cela apporte beaucoup de plaisir ! Et on apprend jamais aussi bien qu’en prenant du plaisir. Ensuite, le sketchnote est rassurant car il ne demande pas de savoir bien dessiner : on peut utiliser des pictos, des flèches, etc. Cela aide à se réconcilier avec son coup de crayon qu’on a souvent laissé de côté vers l’âge de 8/10 ans. Enfin, le sketchnote aide à être synthétique. Au lieu d’avoir 5 pages de notes, vous avez tout sur une planche. C’est agréable à lire et cela fait gagner du temps !


Peut-on s’en servir lors d’une présentation à la place des traditionnelles slides PowerPoint ?
B.L. Oui, bien sûr. Un dessin est souvent plus efficace qu’un long discours ! Cela peut, par exemple, vous aider à convaincre un client de votre vision. En plus, il pourra le garder et cela marque davantage les esprits qu’un mail récapitulatif. La bonne nouvelle : cela s’adapte à quasiment tous les types de métier, que vous soyez enseignants, formateurs, responsables communication ou encore chefs de projets !

Quels sont vos conseils pour les novices ?
B.L. Vous devez développer trois compétences :
– Filtrer les informations clés : apprenez à distinguer ce qui est essentiel de ce qui est accessoire. Cette capacité de synthèse est essentielle.
– Dessiner : faites-vous une bibliothèques de pictogrammes, d’éléments qui seront votre vocabulaire graphique. C’est rassurant et cela vous fera gagner du temps.
– Disposer les éléments sur la page : cela demande de l’entraînement et de maîtriser quelques règles graphiques pour un rendu harmonieux, cohérent et lisible.

Envie d’aller plus loin ? Participez au webinaire dédié le 25 juin : www.imaginographe.com/Journee-BAO

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Diplômée de Sciences-Po Paris, Fabienne Broucaret est la fondatrice et la rédactrice en chef de My Happy Job. Conférencière, passionnée par les questions de mixité, elle est aussi l’auteure des livres "Le sport, dernier bastion du sexisme ?" et "A vos baskets toutes ! Tour de France du sport au féminin" (Michalon). Elle a aussi co-écrit “2h chrono pour déconnecter (et se retrouver)” avec Virginie Boutin (Dunod, mai 2018).

1 COMMENTAIRE

  1. Merci pour cet article, et je confirme les perspectives dressées ici par Béatrice quant aux leviers offerts par la Pensée Visuelle.

    Le Sketchnoting, et autres pratiques visuelles (mind mapping, canevas, boards…) permettent d’ancrer plus facilement des contextes, de les différencier, de les valoriser. Une pratique de l’attention renforcée qui va aider la mémorisation et la détection de nouvelles ressources (images, informations, relations) au service des projets inscrits dans ces contextes et des apprentissages. Rien de “magique”. Des mécanismes bien connus des neurosciences, dits de “renforcement”.

    De plus, “jouer” ainsi avec ses représentations, va servir nos actes de communication, de négociation sur le sens… donc un avantage de tous les jours

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