Beaucoup d’idées reçues persistent sur le burn-out ou l’épuisement professionnel. A commencer par l’identifier comme un coup de fatigue, que l’on peut soigner avec quelques jours de repos. La réalité est bien différente.

Non, le burn-out n’est pas qu’une grosse fatigue… Ni une grippe, ni un coup de mou passager. C’est (hélas) bien plus que ça.

Le burn-out est un effondrement. Un tsunami susceptible d’emporter tout sur son passage : l’énergie, le sommeil, l’appétit, la confiance en soi, le travail, le couple, la vie de famille, etc. C’est un crash précédé de zones de turbulences souvent non perçues : d’où le risque de déni.

Beaucoup pensent qu’une semaine d’arrêt ou un week-end suffisent pour recharger les batteries. C’est mal connaître son impact… Car l’épuisement professionnel vous lamine. Pour une durée indéterminée. Sans maîtrise du temps de récupération et de reconstruction, variables d’une personne à l’autre.

L’épuisement professionnel bouscule tout

Lors d’un épuisement professionnel, sont impactés : vos capacités cognitives, votre libido, votre estime de vous-même, vos certitudes, votre quotidien, votre avenir, vos proches… bien souvent désemparés. Ses « dommages collatéraux » sont sans fin.

Certaines phrases reviennent souvent :
– « Prends ta semaine et reviens nous en forme »;
– « Fais un peu de yoga, ça ira mieux »;
– « Ca va, ce n’est pas le Covid non plus »
– « T’inquiète, c’est une petite déprime », etc.
Elles sont extrêmement culpabilisantes pour ces femmes et ces hommes ayant trop tiré sur la corde. Souvent pendant des mois, voire des années.

Attention aux conclusions hâtives

Il est important de comprendre — pour éviter tout jugement hâtif ou paroles maladroites — que le burn-out est multi-dimensionnel et s’accompagne d’une triade de symptômes physiques, psychologiques et comportementaux durs à gérer.

Il vous met ko. HS. Et, contrairement à une grippe, vous n’avez aucune prise sur le temps que mettra votre corps à recouvrer un fonctionnement normal et votre énergie vitale à revenir.

Certains ont besoin d’un traitement (triptyque classique anti-dépresseurs/anxiolytiques/somnifères), d’autres sont hospitalisés. Certains s’en sortent grâce à diverses thérapies et beaucoup de sommeil. Parfois tout ça cumulé. L’arrêt dure en moyenne entre 3 à 18 mois.

Donc, NON, le burn-out n’est pas une simple grippe. C’est un mécanisme complexe dont la guérison l’est tout autant.

À méditer, donc. Un futur épuisé averti en vaut deux…

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Ex-chasseuse de tête, enseignante-chercheur en droit des affaires, Marina Bourgeois est la dirigeante d’Oser Rêver Sa Carrière, cabinet spécialisé en transition de carrière et épuisement professionnel. Elle est aussi l’auteure de Burn-out. Le (me) comprendre & en sortir, 2018.

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