Chaque année, le flex office, aussi appelé desk sharing, fait de nouveaux adeptes, comme le prouve l’édition 2017 du baromètre sur « La relation entre l’environnement de travail et le bien-être des salariés » réalisé par OpinionWay pour CD&B, cabinet d’experts en transformation des espaces de travail. Décryptage des résultats de cette enquête.

Seuls 25 % des salariés estiment que la qualité de leur environnement de travail s’est améliorée au cours des cinq dernières années. Les autres ? Ils estiment que rien n’a changé (50%), ou pire, que la situation s’est détériorée (25%). Le principal motif d’insatisfaction est simple : 57 % assurent n’avoir tout simplement jamais été consultés à ce sujet. Souvent encore, ce sont les managers qui sont interrogés (55% l’ont déjà été), plutôt que les employés n’encadrant pas de collaborateurs (33% l’ont déjà été). Sans surprise, les salariés qui n’ont pas été interrogés sont plus nombreux à se déclarer peu satisfaits de leur espace de travail.

Comme le rappelle Mohamed Sahily, directeur général adjoint de CD&B : “Ce qui importe vraiment, c’est de donner aux salariés le choix dans la conception de leur espace, en leur présentant toutes les alternatives disponibles, afin d’aligner valeurs de l’entreprise, attentes des salariés et contraintes financières, dans l’organisation la plus adaptée pour chaque entreprise. […] Avec des solutions de flex office, il est possible de réduire sensiblement les coûts globaux du poste de travail – jusqu’à 30 % – tout en améliorant notablement la satisfaction des occupants. »

Ainsi, en 2017, 36 % des salariés ne disposent plus d’un bureau attribué. Une tendance qui ne cesse de progresser puisque, quelques années auparavant, en 2013, ils n’étaient que 11 % dans ce cas. Une tendance qui semble correspondre, au moins partiellement, aux aspirations de la prochaine génération de salariés, aujourd’hui étudiante. En effet, selon le baromètre, ces derniers privilégient les espaces partagés comme environnement de prédilection pour leur premier emploi (75 % dont 28 % pour l’open space) ; estiment que le coworking va se généraliser à toutes les entreprises (20 %) et souhaitent pouvoir le pratiquer dans le cadre de leur premier emploi (21 %). Ils voient par ailleurs le travail en mobilité, notamment le télétravail, comme une pratique amenée à se développer (82 % dont 34 % pour qui elle va se généraliser).

Autre enseignement de cette enquête, le caractère ambivalent du jugement que les salariés portent sur leur environnement de travail. Ils expriment de l’intérêt pour les espaces de travail partagés, qui renforcent l’esprit d’équipe (pour 74 % d’entre eux), favorisent la créativité (ils sont 46 % à le penser) ainsi que la convivialité et la solidarité. Mais, dans le même temps, ils continuent à attribuer des vertus aux bureaux individuels fermés, qui assurent une plus grande confidentialité et permettraient une meilleure concentration. Enfin, aujourd’hui, si 69% (+8) des salariés français ont déjà entendu parler du coworking, seulement 14% le pratiquent.  Peut mieux faire, non ?

Pour ne rater aucune actualité en matière de qualité de vie au travail, inscrivez-vous à la newsletter de My Happy Job.

A lire aussi :
– 9 conseils pour des espaces de travail conciliant bien-être et performance
– Bureau de demain : les 7 tendances qui vont révolutionner l’environnement de travail

Crédit photo : Pexels.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici