Après la première édition du Baromètre sur le confinement et l’état psychologique des salariés français, voici les résultats de la deuxième enquête menée par Empreinte Humaine et Opinion Way  auprès d’un échantillon de 1000 salariés du 15 au 22 avril.

« Tous les indicateurs se dégradent. Ce n’est pas bon signe pour la sortie de confinement. Le déconfinement ne va pas faire disparaître ce vécu. Au contraire, le stress lié au déconfinement devrait exacerber l’état psychologique des salariés. » déclarent Christophe NGUYEN, psychologue du travail et président d’Empreinte Humaine, et Jean-Pierre BRUN, co-fondateur d’Empreinte Humaine et expert conseil.

« Ces résultats confirment une tendance observée dans de plus en plus d’études scientifiques internationales, certaines personnes peuvent mieux prendre leurs marques, mais la durée du confinement est en elle-même un facteur de risque. Le déconfinement peut paraître libérateur pour certains et source de stress pour d’autres, il sera important de prendre en compte ce vécu pour développer de la résilience organisationnelle et individuelle observe Jean-Pierre Brun. Pour les télétravailleurs confinés, on constate par ailleurs un développement du « blurring »  (confusion entre vie professionnelle et personnelle) c’est un  risque inhérent mais pas une fatalité.  Il est urgent de repenser les règles et le cadre du télétravail avec le déconfinement pour préserver les salariés en fonction des conditions personnelles et matérielles. »

« L’état psychologique des managers est préoccupant sur le moyen terme. Aidons-les à pouvoir mieux vivre la situation pour jouer leur rôle dans la prévention des risques psychosociaux. Il faut un plan d’actions et des programmes de santé psychologique spécifiques pour eux car avec le déconfinement, la charge de travail sera probablement très importante, analyse Christophe Nguyen. De manière plus générale, le travail bousculé, non anticipé voire morcelé, donne le sentiment d’un manque de répit. Résultats : de plus en plus de salariés expriment le sentiment de ne plus pouvoir faire un travail de qualité dont ils peuvent être fiers ou se reconnaître. La question de la perte de sens peut émerger. Si la situation perdure, il y a de grandes chances que le nombre d’ arrêts maladie explose. »

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Diplômée de Sciences-Po Paris, Fabienne Broucaret a fondé My Happy Job en 2016. Elle en a été la rédactrice en chef jusque fin 2022. Conférencière et journaliste, elle a écrit "Mon Cahier Happy at Work" (Solar) et "Télétravail" (Vuibert). Elle a aussi co-écrit “2h chrono pour déconnecter (et se retrouver)” avec Virginie Boutin (Dunod). Passionnée par les questions de mixité, elle est enfin l’auteure des livres "Le sport, dernier bastion du sexisme ?" et "A vos baskets toutes ! Tour de France du sport au féminin" (Michalon).

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