L’inflation ne doit pas être une source de stress supplémentaire. C’est pourquoi la start-up Edusign déploie, auprès de ses collaborateurs, plusieurs mesures pour vivre cette période dans de meilleures conditions et apporter un minimum de tranquillité d’esprit. 

Inflation oblige, les salariés se soucient de plus en plus de leur pouvoir d’achat. C’est pourquoi les entreprises devront veiller à leur santé financière, comme elles prennent soin de leur santé mentale, d’après les échanges issus du webinaire Moodwork sur les tendances 2023 de la QVT. Edusign, start-up spécialisée dans la dématérialisation des feuilles de présence, l’a bien compris. Elle a mis en place plusieurs mesures pour agir en faveur du porte-monnaie de ses 25 collaborateurs. “Jusqu’à un certain point, le niveau de bonheur est en corrélation avec le pouvoir d’achat. Ainsi, permettre aux collaborateurs de vivre dans de meilleures conditions participe au bien-être, assure Elliot Boucher, cofondateur de l’entreprise. Par ailleurs, le pouvoir d’achat peut être source d’anxiété. Doper le pouvoir d’achat est donc un bon moyen de reconcentrer les collaborateurs sur ce qui est important et de moins avoir à se préoccuper de leurs achats.”

Le salaire ne fait pas tout

L’idée n’est pas d’augmenter tous les salariés, mais de proposer un coup de pouce quand cela est possible. “Nous essayons d’identifier des points d’amélioration qui sont moins coûteux pour l’entreprise (pas de cotisations sociales sur des charges contrairement aux salaires) et dont la valeur est visible pour les collaborateurs et l’entreprise”, explique Elliot Boucher. Parmi les solutions proposées : une prime de télétravail de 40 euros, qui correspond aux frais d’une box internet et d’électricité utilisée pour le matériel. De même, Edusign couvre les frais de café ou coworking (sur simple présentation de la note de frais) alors que l’entreprise est organisée en 100 % télétravail. “Cela a pour effet d’augmenter le pouvoir d’achat et la productivité des collaborateurs, tout en diminuant l’anxiété autour de choix tels que : ‘ai-je assez pour aller au coworking et prendre deux cafés aujourd’hui ?’”, souligne le cofondateur. Les collaborateurs peuvent même se voir offrir des livres pros et de “rapides” formations en ligne (pour un coût inférieur à 250 euros). Pour Elliot Boucher, “financer des activités et objets liés au développement des compétences semble logique.”

Des solutions ouvertes à tous

Cette politique a été communiquée à l’ensemble des collaborateurs puis est rappelée à toute nouvelle recrue. Les alternants en bénéficient également. De la documentation est disponible pour tous, afin de ne pas laisser de place au doute. Ensuite, les dépenses sont remboursées en même temps que les salaires sont envoyés. Par ailleurs, en cas de besoin, les employés peuvent solliciter une avance. Et Edusign continue de plancher sur le sujet avec, pourquoi pas, un budget pour un abonnement Spotify ou pour décorer son bureau. “Dans la mesure du possible, l’entreprise doit soutenir le pouvoir d’achat de ses collaborateurs. De plus, un collaborateur ne se sentant pas en adéquation avec la politique de l’entreprise et n’étant pas heureux sera moins investi et moins productif. Par conséquent, tâcher d’augmenter le pouvoir d’achat est un investissement potentiellement rentable pour l’entreprise”, développe Elliot Boucher. Selon lui, tout est une question de temps et d’équilibre financier.

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Diplômée en lettres modernes, Céline Tridon a suivi une formation en journalisme à l’IPJ. Elle y a confirmé son envie de travailler pour la presse écrite et web, souhait exaucé à travers la collaboration avec différents supports sur les thématiques « entreprise », « monde du travail », « management » et « RSE ». En 2023, elle reprend la rédaction en chef de My Happy Job.

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