Le Baromètre 2025 de l’Observatoire de la QVT confirme une satisfaction globale des salariés vis-à-vis de leurs conditions de travail, mais révèle une pression croissante sur le temps, la reconnaissance et l’équilibre vie professionnelle – vie personnelle. Parents et aidants familiaux figurent parmi les plus concernés et attendent des actions concrètes des entreprises.

La qualité de vie et des conditions de travail (QVCT) demeure un enjeu central pour les actifs français. Selon le Baromètre 2025 de l’Observatoire de la Qualité de Vie au Travail, réalisé par Odoxa auprès de 1 081 salariés, 91 % des actifs considèrent la QVCT comme une priorité, dont 44 % la jugent très importante, un niveau identique à celui observé en 2024.

Cette importance accordée à la QVCT est encore plus marquée chez les femmes, les agents du secteur public et les salariés des grandes entreprises de plus de 5 000 collaborateurs. Dans l’ensemble, 67 % des actifs se déclarent satisfaits de leur qualité de vie et de leurs conditions de travail, portés notamment par une bonne ambiance entre collègues et une autonomie jugée suffisante. Les relations avec les collègues constituent d’ailleurs le premier motif de satisfaction (79 %), devant la place laissée à l’autonomie (75 %) et le respect du droit à la déconnexion et des temps de repos (71 %).

Pour Jérôme Ballarin, président de l’Observatoire de la Qualité de Vie au Travail, “notre Baromètre 2025 met en lumière une satisfaction globale des actifs des secteurs privé et public sur leur QVCT, mais une copie à parfaire pour mieux répondre à leurs attentes.” Il souligne également “des attentes fortes sur l’amélioration de la santé mentale, le renforcement de la reconnaissance du travail et l’accès au télétravail”, ainsi que le poids croissant des enjeux de temps et d’équilibre de vie dans le monde du travail.

Reconnaissance au travail et télétravail : des points de vigilance

Cette satisfaction globale masque toutefois des fragilités persistantes en matière de QVT. Un salarié sur deux seulement estime que son travail est reconnu à la hauteur de son engagement, un indicateur en recul par rapport à 2024. La prévention du stress et de l’épuisement professionnel est également jugée insuffisante par 48 % des salariés, tandis que 37 % considèrent leur charge de travail excessive.

Autre sujet sensible : le recul de l’accès au télétravail, qui mécontente 40 % des actifs. Pour de nombreux salariés, ce mode d’organisation constituait un pilier de l’articulation entre vie professionnelle et vie personnelle. Sa remise en question alimente un sentiment de perte de confiance envers les pratiques managériales.

Le manque de temps, une problématique centrale de la QVCT

Le baromètre met surtout en lumière une tension croissante autour du temps au quotidien. 70 % des salariés français affirment manquer de temps, une proportion qui grimpe à 76 % chez les habitants des zones rurales et de l’agglomération parisienne, en raison notamment des temps de trajet.

La situation est encore plus marquée chez les parents (79 %) et les aidants familiaux (78 %). 81 % des parents de familles monoparentales déclarent manquer de temps. Un parent sur trois et plus d’un aidant sur trois se disent insatisfaits de la manière dont leur entreprise prend en compte leur situation personnelle.

La flexibilité du travail, une attente forte des parents et aidants

Face à ces contraintes, les attentes vis-à-vis des employeurs sont claires. La souplesse et la flexibilité dans l’organisation du temps de travail constituent la première demande, exprimée par 40 % des parents, et jusqu’à 48 % chez les 25-34 ans. Les salariés plébiscitent également une mutuelle plus avantageuse (36 %), l’accompagnement pour prendre soin de soi (24 %), le développement du télétravail (23 %) et un meilleur respect du droit à la déconnexion. Chez les aidants familiaux, plus de trois sur quatre souhaitent un accès facilité aux congés “aidants” ou à des aménagements du temps de travail, ainsi qu’une plus grande flexibilité horaire.

Le baromètre souligne enfin l’impact positif des politiques QVT. 89 % des salariés dont l’entreprise met en place des actions en faveur de la QVCT estiment que leur qualité de vie et leurs conditions de travail s’améliorent, soit 48 points de plus que dans les entreprises qui n’agissent pas sur ces sujets.

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Diplômée de Sciences-Po Paris, Fabienne Broucaret a fondé My Happy Job en 2016. Elle est aussi la rédactrice en chef de Courrier Cadres, Rebondir et L'Officiel de la franchise. Elle anime le podcast "Good Job" et co-anime le podcast "Les petits cailloux" avec Aurélie Durand. Elle a écrit "Mon Cahier Happy at Work" (Solar) et "Télétravail" (Vuibert). Elle a aussi co-écrit “2h chrono pour déconnecter (et se retrouver)” avec Virginie Boutin (Dunod) et "Le SAV des managers" (Vuibert) avec Aurélie Durand.

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