Quand l’hiver s’étire en longueur, notre énergie est parfois aussi faible que la luminosité. Ça n’est pas une raison pour se laisser abattre. Et si on reboostait tout cela ?

L’hiver est censé être la saison de l’hibernation, au mieux du ralentissement du tempo. Cela, c’était surtout vrai lorsque nos métiers étaient calés sur les saisons, et les journées rythmées par la luminosité. Mais, aujourd’hui, dans votre bureau chauffé et éclairé au 14ème étage, il est peu probable que vous arriviez à convaincre votre directeur commercial que vous avez absolument besoin de lever le pied. Et encore moins s’il vient de vous fixer des objectifs 2026 tout frais — ou un nouveau projet qui va mobiliser toute votre attention.

Dans la chaleur de votre lit douillet, il est parfois difficile, le matin, de trouver l’envie de mettre le pied par terre, même si votre réveil a déjà sonné par deux fois.

Mon ordonnance sophro : activer les fondamentaux de l’énergie qui dépendent aussi de vous.

Le sommeil, votre atout santé 

Une bonne qualité de sommeil, des nuits réparatrices sont LA garantie d’une récupération efficace et d’une vitalité au top dans la journée qui suit. En hiver, les besoins de sommeil peuvent être plus importants, respectez-les. Il faut accepter l’envie de se coucher plus tôt, ou de dormir davantage le week-end. Vous réinstaurerez votre footing matinal plus tard. Ponctuez votre soirée de toutes les étapes propices à la baisse progressive de votre vigilance, et à la détente : bain (pas trop chaud) aux huiles essentielles relaxantes, vêtements chauds et confortables, tisane apaisante, lecture… On laisse les écrans de côté au moins une heure avant de se glisser sous sa couette.

Si quelques préoccupations vous taraudent et gênent votre endormissement, la respiration consciente est votre alliée : ralentissez le rythme de votre souffle, et surtout, allongez le plus possible le temps de l’expiration, en soufflant doucement par la bouche.

Si vous avez des coups de barre dans la journée, vous pouvez faire une courte sieste (moins de 20 mn) si l’environnement dans lequel vous êtes le permet. Sinon apprenez la sieste-flash, qui se fait en quelques minutes.

Trouver la lumière partout

La faible durée d’ensoleillement, typique de l’hiver peut être la cause d’une humeur plus maussade – sans aller forcément jusqu’à la dépression saisonnière. Il est bon de saisir toutes les occasions de s’exposer à la lumière du jour : travailler devant une fenêtre, sortir pour marcher un peu à l’extérieur à l’heure du déjeuner…ou planifier un séjour même court au soleil. À défaut, une lampe de luminothérapie posée sur le bureau, et à laquelle on s’expose tout en répondant à ses mails, ou des petites lunettes lumineuses que l’on peut porter tout en cuisinant ou lisant peuvent être des alternatives efficaces.

Enrichir son alimentation en tryptophane

Derrière ce nom barbare se cache un acide aminé qui aide à reconstituer ou à synthétiser la mélatonine et la sérotonine, une neurohormone et un neurotransmetteur complices du sommeil et de la bonne humeur. On le trouve dans les poissons gras, les volailles, les œufs, les oléagineux (noix, amandes, noix de cajou…), les légumineuses, les dattes, les huiles de noix ou de colza, les céréales complètes… Il faut privilégier une cuisson douce, pour respecter la qualité des aliments. À l’inverse, on évite de s’empiffrer de bonbons, gâteaux ou sodas dans l’idée de trouver rapidement de l’énergie. Ces sucres rapides apportent un coup de fouet éphémère, qui ne demande qu’à être renouvelé. Ce grignotage affectif est un leurre. Et votre summer body aussi vous dira merci.

Réguler son stress

En état de stress chronique, l’organisme sécrète du cortisol, une hormone dont l’excès peut être fatigant pour l’esprit, mais aussi le corps. Si on a déjà un emploi du temps exigeant, inutile de se rajouter trop d’objectifs en hiver, ni de répondre à trop de sollicitations. S’il faut apprendre à dire non parfois, il faut également apprendre à faire baisser les effets du stress sur l’organisme. Yoga, méditation ou sophrologie sont des techniques psychocorporelles qui ont des effets puissamment régulateurs sur le stress.

Visualiser le meilleur

Empêtré dans l’obscurité de l’hiver, le cerveau peut finir par s’autopersuader que tout va rester comme cela. On peut donc lui suggérer d’autres ambiances. La visualisation est un outil merveilleux car, en évoquant d’autres sensations, le cerveau se laisse aller à d’autres réactions. La visualisation est encore plus efficace si le souvenir est familier, car il y a déjà un référentiel inscrit dans les souvenirs : cette petite plage que vous appréciez tant, l’allée d’arbres où vous aimez marcher, le lac sur lequel vous avez fait de la barque, ces sommets neigeux que vous avez contemplés… Convoquez le plus de sensations possibles : visuelles (formes, couleurs, luminosité…) mais aussi auditives, olfactives, tactiles…

Donnez-vous l’occasion de prendre soin de vous, en gardant en tête une excellente nouvelle : le mois de février est le plus court de l’hiver !

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Sophrologue du travail Auteure de 14 ouvrages sur la sophrologie au quotidien. Conférencière et formatrice en entreprise. www.espaceducalme.com

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