Trajet domicile-travail : 5 façons de relâcher la pression

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Métro, vélo, train… Le trajet domicile-travail vous lasse ? Certains ont trouvé des techniques pour profiter de ces (longues) minutes, pour faire un break, se détendre, reprendre de l’énergie, avant ou après leur journée au boulot.

La musique

Sarah, coordinatrice de programmes à l’INSEAD :

« J’ai 40 minutes de train entre Paris et Fontainebleau. Je prends toujours un livre, mais j’ai du mal à me concentrer ; mon rituel, c’est la musique. Je me fais des playlists de musique motivante sur Spotify, beaucoup de chansons brésiliennes. Ça me permet de m’évader. Je regarde le paysage, comme une sorte de méditation. Le soir surtout, c’est un vrai sas de transition après le boulot : ça permet d’oublier le stress et les préoccupations de la journée. J’aime beaucoup ce moment. Avant, je n’avais que 5 minutes de vélo, ça me permettait moins de couper. Finalement, ce trajet n’est pas une contrainte car la musique me permet de relativiser, de ne pas rester concentrée sur le travail ! »

Le yoga

Laure Bouys, fondatrice de Yoga Connect, une plateforme et une application de cours de yoga en vidéos :

« Le yoga permet d’être dans le moment présent, de se recentrer sur soi-même. On peut le pratiquer, même dans les transports ! Surtout que 20 minutes de yoga par jour sont plus efficaces qu’1h30 par semaine.

  • On peut respirer : en inspirant et expirant calmement, pour lâcher le stress, se détendre.
  • On peut aussi, si on est passager, s’asseoir bien droit en enfonçant les os des fesses dans le siège, tirer la colonne vertébrale et faire des cercles avec sa tête pour détendre la nuque et le cou, très sollicités pendant la journée. Tourner ensuite la tête vers l’arrière, en attrapant son siège avec sa main, sans bouger le torse permet de s’étirer.
  • Enfin, on peut poser la cheville gauche sur le genou droit et descendre la jambe vers le sol, pour détendre la zone des hanches.

On pense souvent que la méditation, c’est de ne penser à rien, c’est faux : c’est au contraire se concentrer sur sa respiration, sur ses pensées. Dans les transports, on peut observer les paysages, l’environnement, les gens qui nous entourent, et tenter de ne plus penser au repas du soir… »

Lire, discuter… dormir !

Cécile Kesteman, coordinatrice au Bureau d’information Jeunesse de Tours :

« J’ai 22 minutes de train exactement. Je connais tous les autres voyageurs, on discute beaucoup et comme on ne fait pas du tout les mêmes boulots, on ne parle pas travail, donc c’est une vraie coupure ! Quand je suis plus seule, il m’arrive de dormir, de lire des romans ou des magazines. J’utilise ce temps pour me détendre. Pendant ma grossesse, j’écoutais mes podcasts d’hypnose pour la préparation à l’accouchement. Souvent j’en profite aussi pour répondre aux sms reçus dans la journée. On fait aussi des choses plus insolites : la semaine dernière, j’ai aidé une voyageuse à écrire une lettre de motivation ! Le train me détend beaucoup plus que la voiture, où on doit être concentré sur la route, ça me repose. »

La sophrologie

Sabine Barrot, sophrologue dans le 14e arrondissement de Paris :

 « Il y a deux exercices que je conseille car ils sont faciles, pas contraignants et discrets. Ils permettent de s’évader et de lâcher prise pendant quelques minutes, c’est idéal dans les transports où l’on est contraint par le bruit, le monde, la chaleur, les odeurs.

  • Asseyez-vous bien droit, les mains sur les genoux, côte à côte. Inspirez par le nez en gonflant le ventre et soufflez par la bouche délicatement, comme si vous souffliez sur une plume, le plus longtemps possible en rentrant le ventre, trois fois de suite. Faites une pause en comptant de 5 à 10, puis répétez l’exercice trois fois également. Soignez attentif à ce qui se passe dans votre corps, la place que prend l’air, les bulles formées dans le ventre…
  • Prenez un objet dans votre main et fermez les yeux. Avec la pulpe des doigts, inspectez l’objet pour sentir ses aspérités, douceur, rugosité, taille, chaleur ou fraîcheur, poids… Le but est de partir à la découverte de l’objet pendant 3 minutes -ou 3 stations de métro- et de ressentir ce qui se passe dans la pulpe des doigts, la main, l’avant-bras, le bras… L’exercice procure de la détente en faisant diversion. Il peut aussi être bénéfique en voiture, au feu rouge ou dans les embouteillages, mais sans fermer les yeux ! »

Le vélo

Stéphane Guérigny, salarié d’un sous-traitant de Playstation, à Berlin :

« J’ai la chance de pouvoir aller au travail à vélo, en 30 à 45 minutes. C’est très facile en Allemagne, car il y a une grosse culture du vélo. Pédaler en écoutant de la musique est un moment de décompression total. Je repense à ma journée (bonne ou mauvaise), si je veux flâner, je roule tranquille. Si je suis plus énervé, j’arrache les pédales ! Pour ma compagne, qui n’est pas du matin, les 10 km de vélo au réveil lui permettent d’arriver plus fraîche au boulot : un réveil musculaire en somme !

C’est un moment de rupture totale avec la journée de boulot. Tu prends l’air, tu fais un peu de sport. C’est très relaxant. Tu te fixes aussi des petits défis de chrono. C’est ludique. Et beaucoup moins cher que les transports en commun ! »

Le saviez-vous ?
Une étude britannique a récemment montré que les employés qui parcourent moins d’une demi-heure de trajet pour se rendre au travail gagnent en moyenne sept jours de productivité par an, par rapport à ceux ayant un trajet de 60 minutes ou plus.Ils sont également moins stressés.

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