Salariés et sportifs, comment s’organisent-ils ?

IMG_0498 (1)

Un temps plein au boulot, et trois, quatre, voire bien plus d’heures de sport à côté. Un emploi du temps ingérable ? Certains salariés y parviennent pourtant. Comment arrivent-ils à concilier carrière et pratique sportive, parfois intensive ? Trois d’entre eux nous racontent leur organisation au quotidien, et partagent de bons conseils.

Entre le travail, les enfants à récupérer, les tâches du quotidien, les sorties, la famille, les amis à inviter… Vous pensez que vos journées sont trop courtes pour y faire entrer la case « sport » ? Pas pour tout le monde. Certains salariés parviennent à concilier leur vie professionnelle avec une vie familiale épanouie, le tout en se permettant quelques heures de sport par semaine, voire plus. C’est le cas de Julie Giacomelli (en photo ci-dessus). Duathlète de haut niveau, elle est aussi cadre à la Siaba, filiale d’un bailleur immobilier de l’Aube. En plus de ses semaines de « 40 heures », elle s’entraîne, « entre 8 et 16 heures par semaine ». « Le problème n’est pas de trouver le temps, j’aime ça, donc je pars courir le matin à 6h, ou à 12h, ou le soir après le boulot, à 18h, voire 20h », explique la « compétitrice dans l’âme ». « Le plus dur c’est de récupérer après les entraînements, car le travail peut-être crevant. Quand des rendez-vous se passent mal… là, c’est plus fatiguant ». Elle s’entraîne avec le TOS athlétisme deux soirs par semaine, avec « des groupes de vélo pour rouler », et avec son compagnon, également passionné.

Se fixer des objectifs personnels

« Le sport permet de déconnecter du boulot, d’être dehors, de voir du monde, de rigoler : ce n’est pas que de la performance », assure celle qui pourtant enchaîne les compétitions. Ses collègues suivent ses résultats. « Pour moi, le sport est une question d’objectifs personnels : j’aime être devant, mais si quelqu’un fait 4 km une semaine, l’objectif peut être d’en faire 5 la semaine suivante. J’adore encourager ! ». Elle imagine diminuer un peu le rythme le jour où elle fondera une famille, mais certainement pas arrêter le sport. « J’en ai besoin et je connais plein de femmes qui assurent dans leur carrière, avec les enfants, et continuent la compet’ ».

Bien choisir son sport

Yoan Couchevelou a lui aussi mené ce rythme effréné pendant plus de dix ans. Trois fois champion de France de culturisme, il rejoignait chaque midi sa salle de sport « à 5 minutes en voiture » du boulot pour deux heures d’entraînement. Cette année, il a levé le pied. « J’ai changé de boulot, donc j’ai arrêté la compétition car je n’ai plus d’horaires fixes, mais je continue de m’entraîner : c’est ma soupape de sécurité, un échappatoire vis-à-vis du travail », assure le sportif. Il reconnaît que ses années à la Maison de la Formation de Poitiers, son précédent employeur, étaient le cadre idéal pour pratiquer un sport. « Je pouvais profiter chaque jour de ma pause-déjeuner. Une vraie chance. Je sais que pour ma femme, par exemple, c’est plus difficile, car elle a 45 minutes de trajet matin et soir, ainsi que des rendez-vous qui débordent souvent sur le midi ».

Il n’empêche, pour lui, la clé reste la motivation. « Si on n’a pas vraiment envie de se mettre au sport, on trouvera toujours des excuses ». Son organisation a d’ailleurs inspiré quelques collègues. « Certains ont vu que j’y arrivais, sans sacrifier ma famille qui reste le plus important, et ont commencé à aller nager le midi. S’il y a une douche à votre travail, prendre une paire de basket et courir 30 minutes se fait facilement », assure-t-il. Un dernier conseil ? « Il faut bien choisir son sport, la motivation vient de là ».

La jouer en équipe

Ce que confirme Virginie Pérol. « Je n’étais pas du tout sportive », commence-t-elle. Mais, un jour, une collègue la rembarre : « Arrête de dire que tu n’as pas le temps, le temps ça se trouve, c’est une histoire de motivation ». Elle teste donc la natation, le yoga, la salle de sport, et se met au running. « Avec mes copines de sport entre midi et deux, et le dimanche matin pour le footing », raconte la responsable commerciale chez Continental. L’entreprise, depuis longtemps partenaire de la Coupe du Monde de football, encourage aussi ses salariés à se mettre au ballon rond. A tel point qu’une collègue décide de lancer une équipe féminine sur le site de Caluire.

« On n’était pas foot du tout, on ne connaissait même pas les règles, mais on s’est prise au jeu… et on n’a jamais arrêté ! » Trois collègues coachent chaque lundi et vendredi midi cette douzaine de footballeuses. « On n’a pas voulu prendre de licence en club, c’est trop lourd, par contre on tente de trouver des équipes pour jouer des matchs. » En novembre dernier, les joueuses ont ainsi participé, à Lyon, à la première édition du Footworking, un tournoi féminin mêlant réseautage et compétition sportive.

Aujourd’hui, Virginie Pérol est une férue de sport. « Si un jour j’ai la flemme, j’ai toujours une copine pour me motiver, c’est le bon côté d’être en équipe », conseille-t-elle. « Pratiquer entre midi et deux permet de ne pas rajouter de trucs le soir », reconnaît-elle également. « Quand des gens me disent qu’ils n’ont pas le temps de faire du sport, je leur réponds qu’il est impossible d’avoir moins de temps que moi : je suis cadre, en déplacement dans des avions au moins deux fois par mois, une fois par semaine à Paris, et avec trois enfants de 5, 8 et 12 ans, j’y arrive ! ». Morale de l’histoire ? « Le temps, ça se trouve toujours ! »

Nous vous conseillons aussi de lire le post de Marie, sur son blog « Graine de sportive », qui fourmille de bons conseils : « Courir ou travailler : ne pas choisir »

Pour ne rater aucune actualité en matière de bien-être au travail, inscrivez-vous à la newsletter de My Happy Job.

A lire aussi :
Sport connecté : les 3 applis qui font bouger les salariés en s’amusant
3 exercices de yoga à réaliser sur votre chaise de bureau
Prendre les transports en commun, c’est aussi du sport !

Étiquettes : ,

Plus d'articles de la même rubrique:

De
Article Précédent Article Suivant

Commentaires

  1. Pingback: 72% des salariés français sont intéressés par l’intrapreneuriat – My Happy Job

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

0 shares