Il n’y a pas d’âge pour changer de métier !

pexels-photo-704767

Oui, on peut se reconvertir dès ses débuts sur le marché du travail, ou à seulement quelques années de la retraite. Mais les moins de 30 ans et les plus de 50 n’ont ni les mêmes atouts, ni les mêmes freins…

C’est un fait : la reconversion professionnelle est vraiment entrée dans les mœurs. Au point que neuf Français sur dix y songent ou sont déjà passés à l’acte* ! Pourtant, avant 30 ans, ou passé la cinquantaine, rien de tel pour laisser son auditoire bouche bée que d’annoncer son intention de tout plaquer ! Alors que les deux extrémités d’une carrière sont considérées comme des moments de fragilité, ou de consolidation, ils sont de plus en plus nombreux à oser changer de métier à tous les âges.

Une quête de sens professionnel

Et c’est la génération Y, championne toutes catégories en réinvention professionnelle tant son rapport au travail diffère de celui de la précédente, qui innove encore ! 15% des jeunes Bac+5 changent de voie deux ans seulement après leur diplôme**! Comme Marion de la Forest-Divonne, qui, à l’issue de son école de commerce, décroche à 26 ans un emploi de responsable commerciale dans le luxe et la mode. Et déchante très vite. Elle partage alors avec ses amis ses frustrations et son envie d’aller voir ailleurs… et tombe des nues tant ses propos semblent trouver un écho. «En révélant ma quête intime d’un kif professionnel auprès des membres de ma génération, j’ai vu naître chez nombre d’entre eux une résonance inattendue » se souvient-elle. Cet effet miroir va nourrir Marion, au point de se spécialiser dans le coaching des moins de 30 ans.

Comme leurs aînés, les jeunes sont le plus souvent mus par la fameuse quête de sens professionnel. Mais ils ont pour eux d’être encore neufs dans leurs habitudes professionnelles et libres au niveau familial, ce qui leur donne un net avantage en terme d’agilité et de mobilité. Leur ouverture d’esprit leur permet aussi de changer à la fois de secteur et de métier. « Ils sont prêts à tout ! confirme Marion de La Forest-Divonne, auteure de Réinventer sa vie professionnelle… quand on vient de la commencer (Eyrolles). Au point de prendre parfois des risques inconsidérés car ils n’ont pas de grosse résistance à la frustration et sont ultra impatients. »

Or une reconversion, ça prend du temps. Se réinventer est une expérience qui se mûrit, demande souvent efforts et sacrifices avant d’être enthousiasmante. Démarche parfaitement intégrée par les plus de 50 ans, qui se lancent rarement sur un coup de tête. Delphine Grisoni en rêvait depuis longtemps, mais c’est l’anniversaire de ses 49 ans qui sonne comme le dernier appel avant l’embarquement. « J’avais toujours eu envie de monter ma boîte sans jamais trouver la bonne idée de business. J’allais avoir 50 ans. Pour moi il était clair que c’était maintenant ou jamais ! Ma motivation ultime, c’était la peur d’avoir des regrets à la fin de ma vie… » Le hasard faisant parfois bien les choses, Delphine croise un expert d’Axa qui lui propose de devenir agent d’assurances prévoyance et patrimoine à son compte. Une manière d’être totalement indépendante, tout en étant épaulée au départ par une structure solide.

« J’aime profondément mon métier, je me sens à ma place »

Changer après 50 ans, c’est aussi avoir la maturité de reconnaître une bonne opportunité, et une formule qui convient à sa situation. Pour cette ancienne salariée de l’événementiel, le challenge était tentant, même si sa situation ne lui donnait pas le droit à l’erreur. « Je n’aurais jamais pensé travailler dans l’assurance, confie-t-elle. Mais j’aime le contenu technique, et c’est un métier hyper-relationnel où l’on va à la rencontre de personnes très différentes. Et j’ai découvert que j’avais un vrai talent commercial ! »

Philippe, lui, avait 53 ans quand il a quitté la banque, après 25 ans de bons et loyaux services. « À la sixième fusion, je ne savais plus très bien pour quelle banque je travaillais ! Ce que je faisais n’avait plus de sens à mes yeux. À l’énième plan de départ, comme j’avais une idée derrière la tête, je suis parti. » L’idée, c’est de devenir secrétaire de rédaction, le journaliste en charge de la relecture du fond et de la forme des articles. Une reconversion totale qui, après un an de formation, s’avère aussi passionnante que précaire. « Je savais que je perdrais en salaire, mais on était déjà propriétaires et je pouvais me le permettre. Mais j’aime profondément mon métier, je me sens à ma place. C’est ce qui m’a permis d’imposer mon profil très atypique dans les rédactions où je pige régulièrement, malgré la crise de la presse écrite. »

Anne Taverne est la fondatrice de Reconversens dont l’ambition est de vous aider à trouver les clés de votre motivation et de vous accompagner dans votre changement professionnel, qu’il s’agisse d’une reconversion totale ou d’un simple pas de côté. Plus d’infos : www.reconversens.fr

Pour ne rater aucune actualité en matière de qualité de vie au travail, inscrivez-vous à la newsletter de My Happy Job et découvrez notre annuaire du bien-être au travail.

A lire aussi :
– Je suis en poste et souhaite me reconvertir : par où commencer ?
– Je change de vie, pourquoi pas vous ?
– Quitter leur job les a libérés !

Étiquettes :

Plus d'articles de la même rubrique:

De
Article Précédent Article Suivant

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

0 shares